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Nîmes : redevenir l'USAM, tout simplement (6/16)

, par Omeyer

Arthur ANQUETIL [USAM] - Crédit : Nicolas HERMITTE

Comme chaque été, HandNews fait le tour des 16 équipes de Starligue avant le début de la saison. Viser le titre, l’Europe ou chercher à tout prix le maintien : les ambitions divergent. Sixième arrêt de notre série dans le Gard, où l'USAM Nîmes veut redevenir ce poil à gratter du championnat.

Si l'USAM était une équipe habituée du top 10, voir du top 5 (2022/2023), la onzième place de l'an dernier fait quelque peu tâche pour la Green Team. Pourtant, la saison précédente n'avait pas trop mal commencée, avec trois victoires en quatre matchs. Puis, ça a été plus compliqué, alternant entre le bon, comme cette victoire au Parnasse contre Montpellier (30-29, 10e journée) et le bien moins bon, comme contre Dijon, en Bourgogne (28-25, 22e journée).

Installé dans le ventre mou du championnat, les hommes de David Degouy n'ont assuré leur maintien que tardivement, alors qu'Istres, Dijon et Sélestat poussaient pour prendre leur place. Un exercice péniblement achevé, avec deux nombreux blessés, notamment sur le poste de gardien de but (Croisés pour Hodzic, commotion pour Pardin).

Guillaume Saurina en sauveur du club ?

Pour retrouver les hauteurs du classement, l’USAM devra donc changer de visage. Désormais dirigée par Guillaume Saurina, qui proposait de belles choses avec Pontault-Combault en Proligue depuis 2022, la Green Team veut profiter de la nouvelle formule du championnat pour se mêler à la lutte pour les play-offs. « Toutes les équipes aimeraient les accrocher, donc on va tout faire pour y parvenir », assume le nouvel entraîneur nîmois. Mais au-delà du classement, l’ancien joueur de la maison veut surtout redonner une identité forte à son équipe. « Quand j’étais joueur à l’USAM, on était une équipe crainte, chiante à jouer. J’aimerais qu’on redevienne cette équipe où, quand tu regardes le calendrier, tu te dis que ça va être un match compliqué  », affirme Guillaume Saurina.

Pour redevenir ce poil à gratter du championnat, l’homme aux 240 matchs en tant que joueur dans l’élite française a surtout identifié un axe de progression : la constance. « Ce qui peut vraiment être amélioré par rapport à la saison dernière, c’est la régularité. » Capable de battre Montpellier, d’accrocher Paris ou de tenir tête à Nantes, l’USAM a aussi laissé échapper des points en route, la reléguant au second rôle dans la deuxième partie du classement. « On a été capables de faire de très jolis coups, puis d’aller perdre chez des équipes d’un calibre moins important. L’objectif aujourd’hui, c’est d’aller chercher un peu plus de régularité. » La préparation a, en tout cas, envoyé de premiers signaux positifs, aussi bien dans les résultats, avec notamment une victoire face à Limoges (31-29) lors du tournoi international Lurraldea Gara à Anglet, que dans l’attitude. « L’important pour moi, c’était vraiment de faire ressortir un groupe, un état d’esprit et une envie », explique Guillaume Saurina. Le nouvel entraîneur sent déjà ses joueurs « s’imprégner du projet de jeu », avec surtout la volonté de « faire les efforts les uns pour les autres ». L’un de ses objectifs principaux lors de cette préparation.

Le mercato de Nîmes

Avec « seulement » quatre arrivées et trois départs, l'USAM semble privilégier la continuité et la stabilité. Déjà que l'arrivée d'un nouveau coach est toujours quelque chose de compliqué, le temps que le projet de jeu se mette en place, un seul gros changement à la fois.

Arrivées : Yahor Stasiuk (GB, RK Frankstahl Radovljica) ; Mohammad Sanad (ALD, Istres HB) ; Mickaël Kusio (ARD, BSV Bern) ; Toke Schroder (ARG, US Ivry).

Départs : Gustaf Wedberg (ALD, Tyresö) ; Wesley Pardin (GB, Tremblay HB) ; Reyhan Zuzo (DC, Tremblay HB).

Outre le retour de l'ailier droit égyptien Mohammad Sanad, qui formera une belle doublette avec le jeune Rémi Peyre, l'USAM se renforce principalement sur le poste d'arrière, accueillant la gâchette danoise Toke Schroder et un joueur d'expérience, Mickaël Kusio. L'interrogation qui peut exister concerne le poste de gardien de but. Si, dans les faits, Harun Hodzic devrait occuper le poste de numéro 1, sa blessure ne le fera revenir que dans quelques semaines. Stasiuk devrait donc être en binôme, avec le jeune Clément Grosjean, mais pour quelles garanties ?

Guéric Vincent (USAM) - Photo : Manon Combaluzier

Le joueur à suivre : Guéric Vincent

À 24 ans, Guéric Vincent est peut-être l’un de ceux qui incarnent le mieux ce « cœur nîmois » que Guillaume Saurina souhaite replacer au centre de son projet. Arrivé au centre de formation de l’USAM en 2020, l’ailier gauche a grandi dans une Green Team où « ne jamais rien lâcher » était érigé en principe. « Quand je débarque, il y avait des mecs comme Julien Rebichon. C’était ne jamais faire les choses à moitié, toujours tout donner, peu importe l’adversaire », se souvient-il. Une identité qu’il résume simplement : « Donner son cœur et son corps pour l’équipe, se battre sur tous les ballons, avoir une grosse défense et monter vite les balles. »

Sans porter le brassard cette année, Guéric Vincent aura tout de même un rôle important à jouer dans cette reconquête. « Guillaume m’a bien fait comprendre que, que je le veuille ou non, j’avais une influence sur l’équipe. Il faut que je sois le plus impliqué et le plus exemplaire possible. » Plus que ses statistiques personnelles, qu'il résume avec l'envie de « faire mieux que la saison dernière », c’est donc par son attitude que le Nîmois veut peser : « Même si je suis sur le banc, ce sera toujours encourager, avoir les bons mots et pousser l’équipe à performer. » Une mission parfaitement raccord avec l’ambition de l’USAM : redevenir cette équipe contre laquelle personne n’a envie de jouer.

Ilann Thuel et T.A

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parnasse
parnasse
13 jours il y a

aprés il faut dire qu’avec une équipe féminine qui entraine des dépenses, salaires des joueuses et des entraineurs et des déplacements pour aucune rentrée financière, pas de sponsor en plus et entrée gratuite, il ne faut pas s’étonner de voir l’équipe masculine descendre dans la hierarchie…

encoreduhand
encoreduhand
12 jours il y a
Répondre à  parnasse

Le mâle a parlé , ..!

drauglin
drauglin
12 jours il y a
Répondre à  encoreduhand

Et encore il a oublié de dire qu’elles jouent mal et quelles ferraient mieux d’élever les enfants.

Jack44
Jack44
11 jours il y a
Répondre à  drauglin

Oui, et il oublie de dire que pour avoir le droit de jouer, elles lavent les maillots de gars !

Morcheeba
Morcheeba
12 jours il y a
Répondre à  parnasse

Je ne comprend pas ce que le contenu de ton post vient faire à la suite de cet article???

drauglin
drauglin
11 jours il y a
Répondre à  Morcheeba

Je crois qu’il veut dire que le club « gaspille » de l’argent pour les féminines et comme lui, il ne regarde que les beaux mâles musclés, il s’en fout des féminines donc préférerait que cet argent aille dans de plus beaux mâles musclés.

Morcheeba
Morcheeba
11 jours il y a
Répondre à  parnasse

Les féminines de Nimes existaient auparavant et avaient leur propre budget, indépendamment des hommes virils, musclés et corps huilés que @parnasse savoure à regarder chaque WE. Et je ne pense pas que l’ambition de Nîmes soit de faire monter cette équipe féminine en Butagaz, du moins pour cette année. En tout cas, je n’ai pas lu qu’elles avaient le VAP. Je pense surtout qu’ils vont progressivement finir de structurer les choses pour envisager de jouer la montée quand tout sera prêt, et notamment les finances. Pour les féminines en Butagaz, c’est un budget de 2 à 3 millions pour être en milieu de tableau. Je pense aussi qu’ils ont gardé en mémoire la liquidation passée et qu’ils n’ont pas envie de faire pareil. Ils avancent avec prudence.

Dernière modification le 11 jours il y a par Morcheeba
parnasse
parnasse
11 jours il y a

vous n’avez rien compris. si demain l’usam nous dit on arrête l’équipe masculine, on met tout l’argent et l’énergie sur les féminines afin de concurrencer Metz et Brest je dis bravo, je suis pour, je suis pour du hand de haut niveau à Nîmes, que ce soit les hommes ou les femmes. là on veut jouer sur les 2 tableaux alors que ce n’est pas possible, nous n’en avons pas les moyens, si cela l’était Metz et Brest auraient des équipes masculines. mais vous ne voulez pas le comprendre. aprés vous allez me dire mais cela commence à se faire ailleurs, à montpellier, à chambéry, sauf que dans ces 2 cas précis un club féminin existait déjà et fusionne avec montpellier et chambéry. dans le cas de l’usam il existe déjà un club féminin, Bouillargues, mais on a préféré monter de toute pièce une autre équipe féminine à l’intérieur de l’usam sans en avoir les moyens, c’est ce que je dénonce, ça n’a rien à voir avec une soit disant volonté de ne voir que du sport masculin. résultat nous avons 2 clubs de d2 à 5kms de distance. Quant à Morcheeba qui dit que les féminines de Nîmes existaient déjà, oui mais ce n’était pas l’usam, c’était le hbcn, un autre club. tiens j’y pense, nantes avaient 2 clubs en D1 h et f, avec les problèmes financiers des f, le hbcn aurait pu reprendre les femmes, il ne l’a pas fait, et pour les mêmes raisons que celles que j’évoque

YokYok
YokYok
10 jours il y a
Répondre à  parnasse

Désolé de contredire ta conclusion, mais le HBC Nantes a intégré le NLF (anciennement Neptune) cet été.
https://hbcnantes.com/actualites/nouvelle-etape-dans-le-projet-associatif-du-hbc-nantes/

Les filles seront en N2 (après une relégation sportive la saison dernière), avec l’ambition dans un premier temps de revenir assez vite en N1.

Dernière modification le 10 jours il y a par YokYok
parnasse
parnasse
10 jours il y a
Répondre à  YokYok

ils ne l’ont pas fait lorsqu’elles étaient en D1, mais tu as raison.

YokYok
YokYok
10 jours il y a
Répondre à  parnasse

Je n’ai pas les détails historiques, mais à l’époque de la D1 (période Neptune en gros), aucun des 2 clubs n’avaient envie de fusionner et l’entente n’était pas spécialement bonne entre les directions (par rapport aux subventions, aux créneaux de salles, etc.).

Les soucis financiers (notamment du groupe Réalité le sponsor principal de l’époque) ont fait exploser le club féminin qui a tenté de reconstruire en divisions inférieurs sans trop y arriver.
Je ne sais pas quand a démarré le rapprochement des 2 structures, mais il était très encouragé par la municipalité de Nantes Metropole et il a aboutit en juin dernier.

La suite est à écrire mais désormais il y a des filles sous les couleurs du HBC Nantes.

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