STL (J3)
Nantes taille patron et musèle Montpellier

Pour le premier choc de la saison en Starligue, Nantes a imposé sa loi sur le parquet de Montpellier (31-36). Devant dès les premières minutes, les Violets ont maîtrisé leur sujet de bout en bout. Le « H » poursuit son début de saison parfait, tandis que le MHB n’a jamais réellement réussi à faire douter son adversaire.
Un dimanche ensoleillé pour ce premier choc de Starligue. Après une défaite frustrante de Montpellier face à Barcelone et une victoire aux forceps de Nantes en Macédoine cette semaine, les deux finalistes de la dernière Coupe de France se croisent pour la première fois en match officiel cette saison.
Les cinq premières minutes sont résolument tournées vers l’attaque des deux côtés (3-4, 5’). La suite des opérations est, elle, plus brouillonne, avec de nombreux arrêts de jeu et beaucoup de déchet (4-6, 12’). Les Montpelliérains sont malmenés par une défense violette compacte. Les locaux flirtent avec les 50 % de réussite au tir, un manque d’efficacité qui contraste avec la précision nantaise. Le « H » en profite pour s’envoler au tableau d’affichage (8-13, 20’).
Des Montpelliérains aux abonnés absents, qui s’agacent contre Messieurs Picot et Heddid, à l’image d’Agustín Casado, et en oublient de proposer du jeu. Nantes compte jusqu’à six buts d’avance avant que Charles Bolzinger, entré en jeu à la 20e minute, ne sorte de sa boîte et permette aux siens d’infliger un 3-0 aux Nantais (14-17, 29’). Thibaud Briet, en mode diesel dans ce premier acte, vient conclure la mi-temps en se faufilant dans l’axe pour permettre au « H » de regagner les vestiaires avec quatre longueurs d’avance (15-19, mi-temps).

Nantes déroule, Montpellier impuissant
Les Nantais réalisent du tableau noir, avec un rythme parfaitement maîtrisé et un ballon qui vit d’un bout à l’autre du terrain. Sorti du banc, Rok Ovnicek s’érige en métronome de l’attaque ligérienne, qui continue de creuser l’écart (20-25, 40’). Seul Charles Bolzinger permet aux siens de ne pas voir la fusée nantaise décoller davantage (22-28, 46’).
Le « H » fixe fort dans l’axe pour mieux libérer sur l'extérieur. Un jeu simple, mais terriblement efficace face à des Montpelliérains incapables de trouver les solutions pour revenir. La fin de rencontre se joue en dilettante : Nantes maîtrise son avance, tandis que Montpellier ne parvient pas à se hisser au niveau de l’armada violette (28-33, 55’).
Et alors que le MHB dispose d’un ballon pour revenir à trois longueurs, Agustín Casado tente une roucoulette inverse, facilement repoussée par Christoffer Bonde. Malgré une longue semaine passée sur les routes, Nantes aura déroulé et n’aura laissé qu’une infime lueur d’espoir à un Montpellier trop souvent absent (31-36).
Dans le même temps, Paris a été accroché par Chartres avant de prendre le large et de s’imposer tranquillement (35-26), porté par un Mikkel Løvkvist à 50 % d’arrêts.
Ilann Thuel