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Nantes : assez attendu, place au titre ? (15/16)

, par Lazarov

HBC NANTES

Comme chaque été, HandNews fait le tour des 16 équipes de Starligue avant le début de la saison. Viser le titre, l’Europe ou chercher à tout prix le maintien : les ambitions divergent. Pour cette avant-dernière preview, direction Nantes. Dauphin la saison dernière, le « H » ne veut plus se contenter du second rôle et compte bien, cette fois, s’emparer de la couronne.

Comme le veut un vieil adage du handball, souvent répété par un certain Thierry Anti, « pour gagner, il suffit de marquer un but de plus que l’adversaire ». Un petit détail : précisément ce qui a séparé Nantes de ses ambitions la saison dernière. Après une saison 2025-2026 aussi réussie que frustrante, le HBC Nantes repart avec les mêmes ambitions. Quart de finaliste de la Ligue des champions, finaliste de la Coupe de France et longtemps au coude-à-coude avec Paris en championnat, le « H » a joué sur tous les tableaux sans parvenir à décrocher le titre tant espéré : celui de champion de France. « On a fait une grosse saison, mais malheureusement, on n’a pas su conclure quand il fallait le faire », regrette Grégory Cojean, qui pointe notamment un manque d’expérience et de maîtrise émotionnelle dans les rendez-vous décisifs. Ajoutées à cela, les blessures de plusieurs cadres nantais au pire moment ont refermé la porte d’un championnat que les joueurs de la Cité des Ducs courtisent depuis plusieurs années.

Une frustration que les Nantais comptent utiliser pour franchir un nouveau cap. Avec l’arrivée des play-offs, le technicien ne cache pas l’objectif : « La priorité reste le championnat. » Face à un PSG dont il rappelle l’impressionnante régularité, Nantes devra d’abord assurer sur la durée avant de répondre présent au printemps. « On doit continuer d’être réguliers comme on l’a été les années passées, mais on doit aussi progresser dans les moments décisifs. »

Pour y parvenir, le « H » ouvre surtout un nouveau cycle. Avec plus de 40 % de l’effectif renouvelé et plusieurs nouveaux joueurs à intégrer, Grégory Cojean sait que les automatismes ne seront pas immédiats. Mais le chantier lui plaît : « C’est très stimulant. Il y a une belle énergie, de l’enthousiasme et l’envie de faire les choses ensemble. » Reste désormais à reconstruire ce qui fait l’ADN nantais : une défense solide et cette capacité à se projeter rapidement vers l’avant. Le temps sera peut-être nécessaire pour assembler toutes les pièces, mais le dauphin de la dernière saison ne veut plus se contenter de suivre le navire parisien : cette saison, il compte bien prendre la barre.

Le mercato du HBC Nantes :

Arrivées : Victor Norlyk (Mors-Thy), René Antonsen (Aalborg), Imanol Garciandia (Szeged), Ihor Turchenko (Limoges), Luka Peric (RK Celje), Christoffer Bonde (Skjern)

Départs : Shuichi Yoshida (GRK Ohrid), Ignacio Biosca (Gummersbach), Théo Avelange-Demouge (Tremblay), Julien Bos (Kielce), Aymeric Minne (SG Flensburg), Valero Rivera (retraite), O’Brian Nyateu (retraite)

Le HBC Nantes a largement renouvelé son arsenal. Victor Norlyk, Ihor Turchenko et Imanol Garciandia viennent notamment renouveler une base arrière orpheline de son chef d’orchestre Aymeric Minne, mais aussi de Julien Bos. René Antonsen apportera son expérience en défense, tandis que Christoffer Bonde rejoint les cages nantaises pour former la paire avec Ivan Pešić. La vitesse sera également de mise sur les ailes avec l’arrivée du jeune Luka Perić, qui évoluera aux côtés de Kauldi Odriozola à droite. De l’autre côté, Noam Léopold partagera le poste avec Yoni Peyrabout, stagiaire professionnel.

Le joueur à suivre : Victor Norlyk

À seulement 22 ans, Victor Norlyk change de dimension en rejoignant le HBC Nantes. Pour sa première expérience à l’étranger, le demi-centre danois a paraphé un contrat jusqu’en 2030. « C’est ce dont je rêvais lorsque j’ai commencé le handball : évoluer dans un grand club. Nantes est un très grand club, donc mon rêve se réalise ici. » Séduit par le jeu rapide pratiqué par les Nantais et par la H Arena, celui en qui certains voient déjà des similitudes avec Aymeric Minne arrive avec un profil qui colle à l’identité du « H ». « J’aime jouer un handball rapide, avec beaucoup de un-contre-un. Ma principale qualité est ma capacité à lire rapidement les situations et à jouer vite », analyse le Danois.

Dans un effectif où la concurrence est importante, Victor Norlyk sait toutefois qu’il devra prendre son temps. « Je ne suis pas pressé. Je dois apprendre la langue et découvrir le championnat français. Ce sera aussi la première fois que je jouerai la Ligue des champions », raconte le Danois. Avant de penser à son rôle, Victor Norlyk veut donc apprendre aux côtés des cadres nantais, comme Thibaud Briet, et gagner progressivement sa place. Un défi auquel s’ajoute la pression inhérente aux ambitions du HBC Nantes. « Je peux sentir la tension chez les entraîneurs et au sein du club : nous devons gagner quelque chose et réussir une bonne saison. » Pour l’heure, pas de quoi effrayer le jeune Danois : « De mon côté, c’est surtout de l’excitation. »

Ilann Thuel

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