STL
Près de 100 millions d’euros de budget, une économie à plusieurs vitesses

À l'heure de la rentrée, les chiffres économiques de la Starligue 2026-2027 dessinent le portrait d'un championnat solide, mais profondément hétérogène. Avec 98,56 millions d'euros de budget cumulé pour ses seize clubs, l'élite masculine française poursuit sa progression. Derrière une moyenne de 6,16 millions d'euros par club se cache pourtant une réalité économique à plusieurs vitesses.
Le Paris Saint-Germain reste sans surprise dans une autre dimension depuis maintenant 14 ans. Avec un budget de 18,03 M€, le club parisien représente à lui seul près de 18 % des ressources cumulées du championnat. Derrière lui, Nantes (12,47 M€) et Montpellier (9,41 M€) composent un trio de tête particulièrement puissant. À eux trois, ils concentrent près de 40 % du budget global de la Starligue.
À l'opposé, Sélestat (2,96 M€), Caen (4,12 M€) ou Toulouse (3,81 M€) évoluent dans une tout autre réalité. L'écart entre le PSG et le plus petit budget du championnat dépasse ainsi les 15 millions d'euros. Plus révélateur encore que la moyenne, le budget médian s'établit à 4,63 M€, démontrant le poids considérable des locomotives économiques dans les chiffres globaux et révèlent un véritable fossé entre le Top 3 et le reste des clubs.
La masse salariale traduit également cette hiérarchie. Les clubs consacrent collectivement 36,85 M€ aux charges de personnel, soit 43 % de leurs budgets. Le PSG dispose à lui seul d'une masse salariale de près de 8 M€, quand plusieurs clubs du championnat évoluent avec des charges comprises entre 1 et 2 M€.
Pour les joueurs, le salaire fixe brut mensuel moyen atteint 6 279 euros, contre une médiane de 4 675 euros. Un écart qui illustre là aussi la concentration des plus hautes rémunérations dans quelques effectifs.
La comparaison avec la Ligue Butagaz Énergie reste particulièrement frappante. Les douze clubs féminins cumulent 32,91 M€ de budget, soit près de trois fois moins que les seize clubs de Starligue. Le salaire moyen d'une joueuse professionnelle atteint 3 273 euros brut mensuels, contre plus de 6 200 euros chez les hommes soit quasiment la moitié !
Solide collectivement, la Starligue demeure donc un championnat à plusieurs vitesses. Entre les mastodontes européens et les clubs aux ressources plus limitées, la réalité économique continue de peser lourdement sur la hiérarchie sportive.
Quelques chiffres à retenir
- Le PSG dispose d'un budget 6,1 fois supérieur à celui de Sélestat.
- Nantes possède à lui seul plus de quatre fois le budget du promu alsacien.
- Les trois plus gros budgets représentent près de 40 % des ressources de la Starligue.
- Les charges de personnel représentent 43 % des budgets cumulés, contre près de 60 % en LBE.
| Club | Budget | Charges de personnel | Budget du groupement sportif |
|---|---|---|---|
| Paris Saint-Germain | 18,03 M€ | 7,96 M€ | 18,03 M€ |
| Nantes | 12,47 M€ | 4,65 M€ | 12,47 M€ |
| Montpellier | 9,41 M€ | 3,39 M€ | 9,41 M€ |
| Nîmes | 5,79 M€ | 1,65 M€ | 5,79 M€ |
| Limoges | 5,74 M€ | 2,08 M€ | 5,74 M€ |
| Tremblay | 5,40 M€ | 2,16 M€ | 5,40 M€ |
| Chambéry | 1,61 M€ | 5,15 M€ | 5,15 M€ |
| Aix-en-Provence | 5,13 M€ | 1,56 M€ | 5,13 M€ |
| Chartres | 4,70 M€ | 1,88 M€ | 4,70 M€ |
| Dunkerque | 4,57 M€ | 1,70 M€ | 4,57 M€ |
| Saint-Raphaël | 4,06 M€ | 1,58 M€ | 4,06 M€ |
| Caen | 4,12 M€ | 1,08 M€ | 4,12 M€ |
| Saran | 4,18 M€ | 1,19 M€ | 4,18 M€ |
| Cesson-Rennes | 3,93 M€ | 1,49 M€ | 3,93 M€ |
| Toulouse | 3,81 M€ | 1,66 M€ | 3,81 M€ |
| Sélestat | 2,96 M€ | 1,21 M€ | 2,96 M€ |
| TOTAL | 98,56 M€ | 36,85 M€ | 98,56 M€ |
| MOYENNE | 6,16 M€ | 2,30 M€ | 6,16 M€ |
| MÉDIANE | 4,63 M€ | 1,65 M€ | 4,63 M€ |