STL (J8)
Paris écrase Saint-Raphaël, Saran trop irrégulier pour inquiéter Montpellier

Aucun suspense pour le PSG, qui a surclassé un Saint-Raphaël toujours en grande difficulté (28-42). De son côté, Montpellier a dû s'employer face à une équipe de Saran accrocheuse, avant de faire la différence en seconde période (31-25).
« Mettre des mots sur des maux », martelait Pascal Bacchi, président du SRVHB, au micro de beIN SPORTS. Comment mieux définir le début de saison de Saint-Raphaël, qui pointe à la 14e place avec seulement deux petites victoires avant de défier le PSG ? Dans une salle comble, les locaux tiennent le rythme pendant cinq minutes (4-4), avant de s'enliser dans leur jeu à sept et de laisser Paris sanctionner tranquillement les pertes de balle dans une cage vide. Du simple au double (4-8, 11').
C'est donc à six que Saint-Raphaël continue de se frotter à Karl Konan et Luka Karabatic, solides dans l'axe, qui n'ont « qu'à » repousser des Varois tentant de faire la différence sur des exploits individuels (8-16, 23'). En attaque, Paris se contente de faire circuler le ballon. Que ce soit Yahia-Prandi ou, dans un second temps, Gaudin-Maras, tous s'en donnent à cœur joie pour corriger des Varois bien trop attentistes pour espérer mieux (10-20, 27'). Avec seulement 53 % de réussite sur leurs 24 tirs, les Raphaëlois sont KO debout au moment de regagner les vestiaires (13-22, mi-temps).
Saint-Raphaël, un navire à la dérive
Chez les cadres raphaëlois, à l'image de Benjamin Bataille ou Mike Brasseleur, tous deux prolongés cette saison, le langage corporel en dit long. Benjamin Braux tente tant bien que mal de donner ses consignes, pas toujours appliquées sur le terrain. Bref, le navire varois est en perdition (16-28, 40'). Seul le sourire de Lyrick Cozier, jeune pousse raphaëloise entrée pour stopper deux jets de 7 mètres de Ferran Solé, contraste avec la morosité ambiante. Le jeune portier aura même gagner sa place pour les dernières minutes et redonne un léger élan aux siens (22-31, 48').
Côté parisien, Wallem Peleka se délecte de son repositionnement arrière et fait étalage de toutes ses qualités, entre duels remportés, tirs lointains ou à travers (24-35, 50'). Une seconde période durant laquelle les Parisiens se montrent moins tranchants, peut-être déjà tournés vers leur choc face à Aalborg. Pour Saint-Raphaël, si l'addition est moins salée qu'envisagée à la pause, les visages affichés n'invitent guère à l'optimisme. Seule l'envie des jeunes pousses, à l'image de Lyrick Cozier ou Noah Kouadio, apporte une éclaircie dans une après-midi bien sombre (28-42, fin du match).

Montpellier fait plier un Saran trop irrégulier
Dans l'autre rencontre de l'après-midi, Saran aura été trop irrégulier pour espérer mieux que de rester dans les pas de Montpellier. Bien emmenés par Kylian Villeminot (9 buts), les Héraultais démarrent fort (10-5, 14'), avant d'encaisser un cinglant 7-1 (11-12, 21'). Valentin Porte, de retour aux affaires, et les siens semblent reprendre le large en fin de première période (17-12, 27'), mais Saran revient dans le rétroviseur avec deux buts en 40 secondes, dont une dernière réalisation de Francisco Tavares dans un angle fermé, à la sirène (17-14, mi-temps).
Au retour des vestiaires, les Saranais s'efforcent de recoller, portés par un bon Nikola Matovic (19-18, 41'), avant de perdre trois ballons dans le secteur central en une minute. Des erreurs qui se paient cash (22-18). Luiz Cruz pose son dernier temps mort à la 52e minute, voyant ses joueurs sans solution en attaque. Mais les tirs tentés dans les intervalles externes ne font pas mouche. À force de courir après le score, Saran finit par manquer de jus dans les vingt dernières minutes, permettant à Montpellier de s'imposer sans trembler et de conserver sa troisième place (31-25, score final).
Ilann Thuel