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Rhein-Neckar écarte Flensburg et confirme sa première place

Source : Twitter SG Flensburg-Handewitt

Après avoir battu Berlin la semaine dernière, Rhein-Neckar a triomphé de Flensburg cette semaine et s’affirme en tête du classement. Toutes les autres équipes du Top 8 ont gagné. En bas, première victoire à domicile cette saison pour Lübbecke, qui sort de la zone rouge.

Le match de la semaine : Rhein-Neckar Löwen – SG Flensburg-Handewitt

Rhein-Neckar est redevenu terrifiant la semaine dernière. Après une laborieuse transition de novembre à décembre, marquée par des défaites à Melsungen et Göppingen, la démonstration face à Berlin (37-23) a marqué les esprits. Mais restait encore à confirmer face au concurrent numéro un pour le titre : Flensburg, l’éternel deuxième. Flensburg avait remporté le match aller en tout début de saison, et peut passer devant RNL en cas de victoire. Mais après un début de match équilibré (4-4, 7′), quelques pertes de balle de Flensburg et une sacrée défense des Lions font que l’écart se creuse progressivement. Rasmus Lauge puis Kentin Mahé se cassent les dents à la mène, tandis que Gudjon Valur Sigurdsson ou Alexander Pettersson trouvent toujours des solutions. Après avoir encaissé un 4-0 (8-6, 11′ ; 12-6, 16′), Maik Machulla pose un temps-mort. La défense du SG ne trouve toujours pas de solutions et Andy Schmid accroît encore l’avantage des Lions (16-9, 21′). Flensburg retrouve de l’allant avant la pause. Sous une pluie de sifflets, Kentin Mahé marque son sept mètres qui ramène les Nordistes à quatre buts (18-14, 26′). L’écart reste de quatre buts à la pause, maintenu pour RNL par Sigurdsson – meilleur buteur du match (9 buts dont 3/3 pen.) et à nouveau très bon – sur sept mères (20-16, 30′).

Source : Twitter Rhein-Neckar Löwen

De retour des vestiaires, Flensburg poursuit sa remontée avec un jeu plus agressif. Rasmus Lauge marque son septième but et ramène les siens à deux longueurs (21-19, 36′). L’avantage de Rhein-Neckar tient alors à la performance d’un seul homme : Mikael Appelgren, entré en jeu en fin de première période, commence à enchaîner les parades. Le Suédois va devenir injouable en cours de deuxième période, totalisant huit arrêts dans un quart d’heure (39′-54′). « Le moment crucial fut à 21-19 quand le Suédois aux longs cheveux blonds dans les buts, avec un nom commençant par A, nous a sauvé », rigolait Andy Schmid après le match. Le grand blond en question va permettre aux siens de reprendre le large au score. En jeu à sept, Rafael Baena redonne six buts d’avance aux joueurs de Mannheim dans une SAP-Arena surchauffée et à guichets fermés (27-21, 48′). Flensburg tente bien de revenir, mais quand ce n’est pas Mikael Appelgren (12 arrêts au total, 48%) qui repousse les tirs, c’est l’adresse qui manque aux shooteurs du SG. Rhein-Neckar a douté en début de deuxième période, mais a dominé l’ensemble du match et s’impose logiquement (32-27). S’il est beaucoup trop tôt pour parler de succès décisif pour le titre, Rhein-Neckar a encore signé un joli coup.

Berlin et Hanovre sur le podium

Avec cette défaite, Flensburg tombe du podium. Berlin, soigné de sa claque de la semaine dernière, passe dauphin avec sa victoire acquise sur le terrain d’Erlangen (23-27). De retour de suspension et en pleine tournée d’adieux, Petar Nenadic a marqué de son empreinte la rencontre en finissant meilleur buteur avec 6 buts. Après un premier quart d’heure délicat (7-6, 15′), Berlin a passé un 7-0 à son adversaire (7-13, 25′) et a ensuite su conserver son avantage, grâce à un bon Nenadic et aussi à son gardien Silvio Heinevetter, décisif (12 arrêts). Une victoire importante avant une réception difficile, mardi : celle de Magdebourg.

Hanovre, décidément surprenant, complète le podium. Le TSV a conclu son tour des équipes de “seconde zone” (huit matchs d’affilée sans avoir affronté une équipe parmi les huit premiers) par une nouvelle victoire sur Lemgo (27-25), un adversaire déjà battu au match aller le mois dernier. Lemgo a pourtant lancé son match de manière idéale (2-6, 14′), mais Hanovre, après avoir égalisé en début de deuxième mi-temps (15-15, 36′), a été l’équipe la plus solide en fin de rencontre. L’homme fort côté Chevaliers a encore été Casper Mortensen, sur un nuage depuis le début de la saison. Le Danois, actuel meilleur buteur du championnat, a été décisif en fin de rencontre, notamment à sept mètres (9/9 dont 6/6 pen.). Hanovre reste sur sept victoires et deux nuls lors des neuf derniers matchs. Mais pour rester sur le podium à la trêve, il ne faudra pas perdre mardi prochain, au lendemain de Noël, dans la salle de Flensburg…

Quatre équipes tiennent le rythme

Si on parle de top 8, c’est parce qu’il n’y a que six points d’écart entre le premier, Rhein-Neckar, et le huitième, Melsungen. Les quatre équipes derrière Flensburg restent dans la course aux places européennes, des places qui valent encore plus chers depuis la décision de l’EHF de ne plus accorder de wild-card en Ligue des champions pour l’Allemagne la saison prochaine. Kiel est la principale équipe concernée, et elle a fait preuve de maîtrise dans la salle de Göppingen (22-29). Avec une première mi-temps presque parfaite (8-14, 30′) marquée par les arrêts d’Andreas Wolff, à 60% de réussite (16 arrêts au final, à 42%), Kiel n’a pas tremblé de toute la rencontre. Miha Zarabec a été particulièrement précieux avec neuf buts.

Les trois autres aussi ont gagné. Du côté de Hüttenberg, Leipzig a dominé les débats avant de sentir le souffle du promu dans sa nuque en fin de rencontre, mais le SC DHfK s’impose finalement logiquement (20-24). Dans un autre match mettant aux prises un promu et une équipe de l’Est, Ludwigshafen a couru derrière le score face à Magdebourg, mais a pu inquiéter son adversaire en revenant à deux buts dans les derniers instants. Le SCM s’impose malgré tout sur les bords du Rhin (23-26). Enfin, Melsungen a clairement dominé les débats face à Stuttgart (33-24), avec huit buts de Julius Kühn. Vivement la trêve pour Stuttgart, qui enchaîne une septième défaite de rang avant de recevoir Rhein-Neckar Löwen mardi.

Bonne opération pour Lübbecke

Derrière, c’est donc à nouveau la soupe à la grimace : Erlangen, Stuttgart, Hüttenberg et Ludwigshafen ont perdu, de même que Gummersbach, qui compte toujours dix points et reste dans une position inconfortable. Le VfL s’est incliné dans la salle de Wetzlar (30-25), après avoir été dominé une bonne partie de la rencontre et n’ayant su trouver des solutions face aux deux atouts du HSG, Benjamin Buric (12 arrêts) et Kristian Björnsen (10 buts).

La seule équipe qui gagne dans le bas du classement est Lübbecke. Le TuS jouait son deuxième derby d’affilée à la maison : après Lemgo, voilà Minden, qui arrive dans un contexte un peu troublé avec l’annonce des ennuis judiciaires d’Aleksandar Svitlica. La première période est équilibrée (11-11, 30′), avant que le GWD explose en deuxième période. Côté Lübbecke, en l’absence du shooteur Mario Bagaric, le demi-centre Lukasz Gierak sort une prestation de très haut pedigree, avec huit buts et plusieurs passes décisives. Surtout, c’est Joel Birlehm qui a crevé l’écran avec 18 arrêts au total (47,3%). La victoire de Lübbecke ne souffre d’aucune contestation (29-22). C’est la première victoire à domicile du TuS cette saison, et elle lui permet de quitter la zone rouge juste avant Noël. Pour finir l’année, Lübbecke jouera mercredi prochain à Kiel.

Retrouvez le classement et le calendrier sur notre site.

Mickaël Georgeault

HandNews & CasalHand
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1 CommentairePoster un commentaire

  1. Ewen Blake - le 25 décembre 2017 à 23h56

    Pas aidé par les arbitres mais début de match catastrophique de Mahé à qui on a pas donné la chance de se racheter par la suite. Très beau match néanmoins

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