Starligue

Dipanda : ” L’envie d’y retourner”

Entre son dernier match de Starligue face à Ivry et son stage avec l’Equipe de France, Adrien Dipanda nous a accordé un peu de temps pour revenir sur cette saison haute en émotions, tant en club que sur la scène internationale.

C’était important de bien finir sur votre parquet face à Ivry ?

Oui c’est toujours important de finir sur une bonne note avant de partir en vacances. Après on pourra repartir sur une nouvelle saison avec une bonne image en tête. Sur le plan comptable elle nous apportait peu mais on peut clôturer l’année comme il le faut.

Vous étiez à la conquête d’un Final Four de Coupe EHF, objectif atteint, les résultats obtenus lors de cette compétition vous ont sûrement donné envie d’y retourner l’an prochain pour faire mieux…

On voulait ce Final Four mais on cherchait aussi un titre. Pour le titre c’est râpé. Lors du Final Four on s’est tous rendus compte qu’il fallait qu’on passe un cap pour faire des résultats. Ça nous a donné envie d’y retourner, ce sera sûrement l’objectif de la saison prochaine. On aura un effectif quasi-similaire à celui de cette année, on n’aura pas beaucoup de changements, juste quelques modifications pour s’améliorer.

Comment avez-vous vécu cette première expérience d’un Final Four européen ?

Je pense qu’on s’est laissés dépasser par l’événement. C’est pour ça qu’on a plus été en réaction que dans l’action. On a commencé à trouver notre jeu seulement le deuxième jour après avoir pris un vrai revers face à Berlin. J’espère que ça nous servira de leçon pour la suite, on a pris de l’expérience. Aujourd’hui on sait que ce qu’il nous manque c’est de l’expérience dans ces grands événements. Ça s’apprend au fil des années et j’espère que petit à petit, on arrivera à notre objectif qui est de gagner un titre.

Il y a aussi eu ce Final Four de Coupe de la Ligue où vous n’étiez pas loin d’un exploit, l’expérience a aussi manqué ?

C’est un peu pareil. Je trouve qu’on est souvent en réaction. On a attendu d’être à six buts du PSG à 15 minutes de la fin pour se libérer et rattraper Paris. Je pense qu’encore une fois on a manqué un peu d’ambition face à une équipe qui était supérieure à nous. C’est le sport, on peut être battu par plus fort.

“Tout le monde était au rendez-vous !”

Sur le plan international, il y a eu une médaille olympique et un titre de champion du monde en France, comment l’avez-vous vécu ?

Sur le plan international c’était extraordinaire ! Ça va être compliqué de revivre une année aussi pleine, tant en termes de résultats que d’émotions. Une aventure olympique c’est quelque chose qui marque un sportif, de par sa difficulté, de par sa préparation qui est longue mais aussi tout l’événement qui est extraordinaire. L’enchaînement avec les championnats du monde en France était exceptionnel. Il y a eu un engouement qu’on n’attendait pas et les performances qui ont suivi avec un titre. Je pense que sur le plan international, ce sera difficile de refaire une année aussi forte que celle-là.

S’il fallait retenir un moment du mondial ce serait lequel pour vous ?

Peut-être le match d’ouverture avec la première Marseillaise. On ne sait jamais comment va réagir le public, s’il sera là plutôt en tant que spectateur ou supporter. Dès la première Marseillaise face au Brésil on s’est sentis soutenus et de partout après c’était le cas. Tout le monde était au rendez-vous, nous on était prêts, on attendait que ça. Derrière, c’était tout le handball français qui l’attendait. Lors de la première Marseillaise on ne savait pas à quoi s’attendre. Quand on a commencé, on s’est dit qu’on n’avait plus qu’à assurer.

Après le dernier match de championnat, ça n’a pas été trop difficile de se remettre en rythme pour un stage international ?

Honnêtement retrouver l’Equipe de France ce n’est pas difficile. Certes c’est encore du travail et des matchs. Mais pour moi c’est un tel plaisir que je ne vois pas ça comme une difficulté. Tu te retrouves avec de supers joueurs pour vivre de bons matchs. Je pense qu’on aura de l’ambiance à Montbéliard. On ne sait jamais quand une aventure en bleu s’arrête donc je le prends plus avec énormément de plaisir et j’attends ça avec impatience.

Ce seront les premiers matchs sans Daniel Narcisse et Thierry Omeyer, vous les appréhendez ?

Ce sera un peu particulier. Il manque nos deux anciens qui, quand le bateau commençait à tanguer étaient capables de le remettre droit. En plus de ça il n’y aura pas Nikola et Luka (Karabatic). C’est un stage un peu particulier, on a l’impression d’être un peu orphelins sans tous ces cardes. C’est donc dans ce genre de moments qu’il faut que l’on montre que l’Equipe de France a de la ressource. Il faut montrer que les jeunes qui arrivent sont prêts à reprendre le flambeau même si c’est difficile de jouer sans eux.

Propos recueillis par Maxime Cohen.

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3 CommentairesPoster un commentaire

  1. Philippemhb - le 16 juin 2017 à 15h42

    Une fois encore, et cette fois ci il s'agit d'un joueur de handball et de l'équipe de France, on parle des absents que sont Omeyer et Narcisse pour cause de fin de carrière et des frères Karabatic mais visiblement Gérard et surtout Guigou ne semble pas être essentiels. Quid de leurs rôles au mondiaux 2017?

  2. Philippemhb - le 16 juin 2017 à 15h53

    Guigou est un joueur extraordinaire, même si ça carrière est plus derrière que devant lui. Il occupe un poste de l'ombre et n'est pas médiatique mais quel mec!!!!!!!!! Je le place sur un pied d'égalité avec les quatre autres si souvent nommés par la presse. Pas grave, "le dieu du hand reconnaitra les siens" (sourire).

  3. Software8743 - le 16 juin 2017 à 16h15

    Je suis totalement d'accord pour Guigou ! c'est une honte ! par contre Gérard je le place un voire deux cran en dessous. Ok il nous a fait un mondial de feu mais il est pas au niveau de Guigou Omeyer et Niko question palmarès et influence en EdF

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