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Le PSG fonce vers les quarts de finale

En disposant aisément de Flensburg-Handewitt cet après-midi (29-21), le Paris Saint-Germain s’est assuré la première place de son groupe de Champions League. Et une présence en quarts de finale.

Ils n’avaient besoin que d’un petit point, ils ont choisi de ne pas faire de quartiers et d’emballer l’affaire avec huit buts d’avance. Les joueurs du Paris Saint-Germain ont marché sur le choc du groupe B face à Flensburg-Handewitt, son dauphin qui l’avait dominé au match aller. Et si les joueurs de la capitale la jouent parfois dilettante en championnat, ce soir, ils ont certainement livré une de leurs meilleures premières périodes de la saison. Un condensé de défense, d’arrêts de gardiens (11 pour Corrales à la pause) et de justesse en attaque qui en fait, quand elle a décidé, la meilleure équipe d’Europe. “Qu’est-ce qui fait qu’aujourd’hui on fait le match presque parfait, avec quasiment pas de pertes de balles, et pas en championnat ? C’est que c’est dans la tête que ça se passe” analysait Luc Abalo. Les coéquipiers d’un Kentin Mahé au four et au moulin l’ont appris à leurs dépens d’entrée de match, arrivant à la pause avec neuf buts de retard (19-10). D’autant plus qu’ils avaient joué il y a moins de 48h en Bundesliga et que, quand il a fallu aller puiser dans les réserves pour rester dans le match, les jambes n’ont pas répondu. “On a surtout essayé de ne pas baisser d’intensité, on avait vu que la semaine passée ils avaient remonté un écart conséquent face à Kielce” soulignait Nédim Rémili.

Deux weekends pour souffler en mars

Paris s’assure donc, pour la deuxième fois en trois ans, la première place de son groupe de Champions League et une présence en quarts de finale. L’an passé, Barcelone l’en avait privé, ce qui n’avait pas changé grand-chose à la donne. Il n’y avait donc pas de triomphalisme après le match, juste l’impression du devoir accompli. Et de se donner encore plus de chances d’aller, enfin, aller chercher cette Champions League. “Les deux weekends de repos vont surtout peser dans les têtes. On va pouvoir souffler un peu et c’est important, même depuis l’Euro, on n’a eu qu’une journée de repos” se satisfaisait Luc Abalo. Outre la chance de pouvoir passer deux weekends en famille, les hommes de Noka Serdarusic ont aussi, durant toute cette phase de poule, laissé une sacrée impression. Que ce soit Flensburg, Veszprem ou Kielce, ils ont tous mordu la poussière, et parfois sévèrement. “Se qualifier à deux journées de la fin, dans une poule aussi relevée, ce n’est pas anodin” se félicitait Luka Karabatic. Lui et ses coéquipiers vont donc pouvoir tranquillement attendre dans leur canapé de connaitre l’identité de leur adversaire en quarts quand viendra la fin mars. En sachant que personne ne voudra croiser leur route. Et ça, ce n’est pas du luxe.

Les statistiques :

PARIS-SAINT GERMAIN HANDBALL – SG FLENSBURG-HANDEWITT 29:21 (19:10)
Arbitres : Mindaugas Gatelis, Vaidas Maizeka (LIT)

Paris : Corrales (22 arrêts dont 2/4 pén), Omeyer; Gensheimer (5/6 dont 2/2 pén), Møllgaard, Stepancic (2/5), Keita (2/2), Sagosen (2/5 dont 1/1 pén), Kounkoud (1/1), Rémili (4/6), Abalo (3/4), L. Karabatic (4/5), Narcisse (1/3), Nielsen, N. Karabatic (5/7)

Flensburg : Andersson (2 arrêts dont 0/1 pén), Møller (9 arrêts dont 0/2 pén); Karlsson, Glandorf (0/1), Mogensen (4/8), Svan (1/2), Wanne (0/2 dont 0/1 pén), Steinhauser (0/3), Zachariassen, H. Toft Hansen (4/6), Gottfridsson (0/3), Lauge Schmidt (1/6), Mahé (6/17 dont 2/3 pén), Rød (5/7)

Kevin Domas

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22 CommentairesPoster un commentaire

  1. kylian - le 17 février 2018 à 22h03

    4/14 pour Mahé aux tirs ! Il s’est pris pour Zorro !
    Gros match de Corrales et du PSG, on aurait dit le match de l’an passé contre Kiel…
    Attention maintenant, ne pas jouer de 8e est un avantage mais peut aussi casser la dynamique. Le PSG rencontrera en quarts le vainqueur de A4/B5

  2. Morcheeba - le 17 février 2018 à 22h35

    Certes la défense du PSG a été très forte mais Flensburg était sans imagination, planté à essayer de trouver la solution sur la base arrière sans écarter les ballons.

  3. rkj4 - le 17 février 2018 à 23h13

    J'avoue, j'ai pas bien compris. Ils sont bien venus à Coubertin les Flensburg ? Parce qu'après 5 ou 10 mn où ça se répondait du tac au tac, Paris a soudain pris le large et on aurait dit que ça dérangeait personne côté allemand.
    Énorme défense parisienne : comme si nos gars savaient avant eux ce que les autres allaient faire : saisissant. Un peu décevant aussi sur les bords parce que j'espérais un peu plus de suspense. Mais je ne suis pas mécontent de la démonstration, d'autant plus que Flensburg était obligé de faire un résultat s'ils voulaient nous chiper la 1ere place : on ne peut pas les soupçonner d'avoir laisser filer le match.
    Sur nos gars :
    – Corrales : grosse performance sur la feuille de match, à pondérer par le travail des copains en défense : il a eu pas mal d'arrêts faciles. Mais il en a eu aussi de difficiles : 2 penos et plusieurs face à face joliment gagnés. Comme quoi, une défense au taquet donne des ailes à son gardien.
    – les arrières droits : c'est un peu les rigolos de l'équipe : un coup je fais une grosse bêtise, un coup je rattrape le coup et je me rachète. Sympas : on les aime bien.
    – Adama Keita : il a fait toute la seconde mi-temps le petit (il s'est fait mal Gensheimer ? Il m'a semblé qu'il boitillait à la fin du match) et il a fait un joli boulot. 2 beaux buts et de la générosité en défense.
    – Noka : je crois bien qu'il a fait jouer tout le monde ce soir. Pas forcément longtemps mais ça a tourné. Sauf Omeyer : 30 secondes et un péno pas arrêté. Un détail. Et il y a eu un truc que j'ai bien aimé en première mi-temps : comme dans l'équipe de mon fiston, quand un joueur faisait une connerie, ratait un but facile, il le remplaçait aussitôt : Remili, Luka et Abalo en ont fait les frais : ça leur apprendra ! Sauf qu'avec Remili, il faut toujours insister plus que pour les autres.
    – Les autres, franchement bien, à leur niveau, sereins, précis, rapides et pas brouillons. Quasiment aucune perte de balle, c'est à noter.
    – En face, c'était très discret. J'ai bien aimé Toft Hansen et puis le joueur barbu (je sais pas comment il s'appelle) qui sont restés sereins sur leurs tirs alors que leurs copains ramaient. Quant à Mahé, que dire… J'ai pas apprécié son attitude rageuse, limite dangereuse quand il rentre tête baissée dans les defenseurs. En seconde mi-temps il était manifestement très énervé et intenable, mais dans le mauvais sens. On critique Sagosen pour ses simulations et ses coups fourrés mais ce soir, c'est Mahé que j'ai remarqué dans ce registre douteux.
    Aïe ! Désolé, j'ai encore été très long.

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