LDC (F) – Final 4

Brest se qualifie en finale au bout du suspens

Djurdjina Jaukovic (Brest Bretagne Handball) Sladjana Pop Lazic (Brest Bretagne Handball) // Crédit photo : B. Delhomme/ LFH

Au bout de l’après-midi, Brest a réussi l’exploit de sortir Györ en demi-finale de la Ligue des Champions. Après une longue partie où les deux équipes ne se sont jamais lâchées, c’est à la séance de jet de 7 m que Brest a fait la différence. Demain, elles joueront le titre face aux Vipers de Kristiansand.

Brest jouera le titre. Les Bretonnes seront passées par toutes les émotions dans cette demi-finale, mais après prolongations et une séance de 7m, elles sont parvenues à créer l’exploit face à Györ. Dans une rencontre qui a mis du temps à se lancer, le BBH s’est fait peur au cours de la seconde période avant d’arracher in extremis les prolongations. Sans jamais réussir à se départager, c’est la terrible séance des 7m qui a décidé du sort du vainqueur. Une séance dans laquelle il a fallu attendre le dernier 7m d’Isabelle Gullden pour voir Brest se qualifier en finale. Les Rebelles joueront le titre demain en fin d’après-midi face aux Vipers de Kristiansand.

Pop-Lazic lance le BBH

Dans un match qui s’annonçait difficile, le début de la partie a été poussif. La défaillance du chrono après seulement une minute de jeu n’a pas arrangé les choses. Quasiment à domicile, Györ a voulu montrer sa supériorité, mais les nombreux déchets par manque de justesse n’ont pas permis de prendre confiance. En face, Brest a un peu subi la pression de l’évènement. Loin de dérouler son jeu en attaque, Isabelle Gullden et ses partenaires ont du mal à créer du mouvement. Le poids du Final Four a alors pris le dessus. Après 10 minutes de jeu, le score était à peine de 3 partout. Ana Gros portait les Rebelles avec son bras gauche. Laurent Bezeau effectuait les premières rotations pour soulager son équipe. Au quart d’heure de jeu, Pop-Lazic a aéré le coeur du jeu brestois. Les espaces se sont ainsi créés et la pivot serbe donnait un bel avantage à Brest (4-7, 19′). Avec la confiance en main, la chance s’est alliée à la cause des Brestoises comme sur sur le tir de Niakaté qui rebondit dans les mains de Toublanc (5-9, 22′). De l’autre côté, la défense menée par Jaukovic prenait le dessus sur les offensives magyares. Sentant l’opportunité de faire l’écart, les Rebelles se sont cependant précipitées, surtout en attaque. Grâce à son arrière slovène, l’avantage était toujours côté BBH à la pause (8-11, MT).

Györ se réveille, tout comme le public

Au retour des vestiaires, le triple tenant du titre n’allait pas rester sans réagir. Plus conquérant sur tous les plans de jeu, Györ a fait mal à son adversaire. Dans un premier temps, Cléopâtre Darleux dans ses cages a bien tenté de contenir le retour au score. Mais les assauts se sont multipliés. Avec une défense plus hermétique autour d’une Silje Solberg bien entrée dans son match, les ballons étaient vite de retour dans les mains hongroises. Amorim ne s’est pas fait prier pour revenir à une unité (14-15, 43′). Il n’en fallait pas plus pour réveiller la Papp Laszlo SportArena acquise à la cause de Györ. Les joueuses d’Ambros Martin ne se sont donc pas arrêtées là. La défense est devenue l’élément central de la remontée de son équipe. Ana Gros et les siennes n’ont cessé de tomber sur un mur infranchissable. L’emblématique Anita Gorbicz en a redonné pour la première fois depuis le début du match, l’avantage au tableau d’affichage (16-15, 46′).

Pour Brest, l’espoir résidait également sur sa défense. Après avoir encaissé, les Brestoises ont commencé à resserrer les rangs. A force de récupérer aussi des ballons, parmi les nombreuses tentatives, c’est Jaukovic sur montée qui a envoyé un missile pour mettre fin à la longue disette offensive (17-16, 53′). Retour de l’espoir pour le BBH. D’autant qu’à l’entame du money-time, Ana Gros décochait une énième patate en pleine lucarne pour égaliser (18-18, 56′). Ce money-time a fait passer l’ensemble des fans de handball par toutes les émotions. D’abord, et deux fois consécutives, Brest avait la balle pour rester dans le match mais Silje Solverg avait décidé de dégouter les tireuses avec deux parades stratosphériques. Györ pensait avoir fait le plus dur et avait même la balle de +2 dans la dernière minute sur 7m. Mais à son tour, Sandra Toft a déroulé le rideau pour contrer la tentative hongroise. Sur l’action qui suivait, Pop-Lazic à nouveau seule emmenait les deux formations en prolongations (20-20, 60′).

Les gardiennes au rendez-vous

Bien lancées par la fin du temps réglementaire, les gardiennes des deux formations ont continué sur leur show. Si les attaques ont bien trouvé une ou deux solutions, chacune leur tour, Toft et Solberg, ont offert à leur équipe, la balle pour passer en tête. Même avec ces occasions, Brest et Györ n’avaient toujours pas réussi à se départager après la première période des prolongations (22-22, 65′). Tout juste le changement de côté effectué, que les défenses ont poursuivi de prendre le dessus sur les attaques. Les gardiennes aussi. Toublanc trouvait enfin une solution à deux minutes du terme sur son aile droite, mais Kristiansen n’a pas tardé à répondre dans la foulée sur 7m (23-23, 69′). Dans la dernière minute de jeu balbutiée, Sandra Toft sauvait une nouvelle fois son équipe face à Estelle Nze-Minko. C’est la séance de jets de 7m qui a départagé les deux équipes. Au cinquième tir, la délivrance est venue d’Isabelle Gulden qui qualifie son équipe en finale de la Ligue des Champions, une première pour un club français. Les Brestoises peuvent réellement commencer à imaginer soulever la coupe. Il faudra passer le dernier obstacle, les Vipers de Kristiansand…

A Budapest, Nolann Rock

Résumé de la rencontre :

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19 CommentairesPoster un commentaire

  1. tom73 - le 29 mai 2021 à 17h26

    Sublimes ! Je regarde jamais le hand féminin de club, ça m’apprendra ! Quelle saison de Brest !

  2. Sasori9 - le 29 mai 2021 à 17h27

    Belle victoire !!!
    Maintenant, reposez vous bien, demain, il y a la coupe à chercher !

  3. Software8743 - le 29 mai 2021 à 17h30

    Quand ya un match de gardiennes ça fait siiii plaisir. 18 arrêt cardiaques minimum au cours du match.
    Battre Gyor bordel le bonheur est décuplé !

    Qqn sait pourquoi il n'y a eu qu'1 prolongation ?
    (Très) Léger pincement au coeur pour nos françaises hongroises qd même.

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