LMS (J30)
Montpellier sur le podium, le PSG invaincu (1/2)
, par Lazarov

Pour cette ultime soirée de Starligue, les enjeux étaient multiples : préserver une invincibilité historique pour le PSG, sécuriser le podium pour Montpellier, dire au revoir à plusieurs figures emblématiques à Aix et Nantes, ou encore quitter dignement l'élite pour Dijon. Retour sur quatre des huit rencontres de cette dernière journée.
Dernière et ultime soirée de Starligue. En Provence, c'est l'heure des adieux entre Matthieu Ong (5/5 ce soir) et le club qui l'a vu naître. Les Dijonnais, déjà tournés vers la Proligue, s'obstinent sur des passes au pivot qui ne trouvent jamais preneur. De leur côté, les Aixois se projettent vite et trouvent les solutions dans les grands espaces (9-6, 13'). Joze Baznik n'est pas décidé à faire de cadeaux aux Dijonnais (9 arrêts à 45 % à la mi-temps), et les Aixois maintiennent leur avance (15-12, 25'). Les Provençaux manquent toutefois de rigueur en défense et évoluent à trois reprises en infériorité numérique, permettant aux visiteurs de recoller avant la pause (18-17, mi-temps).
Le PAUC accélère dès le retour des vestiaires et prend définitivement le dessus sur des Dijonnais qui n'auront résisté qu'une mi-temps. Malgré une belle prestation d'Adria Leon Moraes (12 buts à 75%), Dijon est contraint de déposer les armes. Les Bourguignons multiplient les erreurs techniques et l'écart se creuse inexorablement (33-25, 52'). Après une sortie ratée à Istres, le PAUC clôture sa saison sur une victoire face à la lanterne rouge du championnat. Pour Dijon, après une saison passée à lutter pour son maintien, les hommes de Mehdi Ighirri quittent l'élite par la petite porte malgré une belle image de fin de saison, symbolisée par un dernier tir partagé entre Lucien Auffret et Pierrick Naudin.
Score final : 38-32

Nantes célèbre ses départs avec une victoire
Les adieux de la « Leyenda » ont résonné dans une H Arena en fête. Malgré une rencontre sans enjeu comptable, Nantes a longtemps été bousculé. Ce sont les Ligériens qui prennent le premier break (6-4, 8'), avant de voir Faruk Yusuf et ses coéquipiers redoubler de réalisme au tir. Aymeric Minne, pour sa dernière à domicile, maintient les Nantais à flot. Les gardiens nantais sont en difficulté (3 arrêts sur 13 tirs, soit 13 %), et les dauphins du championnat s'en remettent au trio Minne-Rivera-Tournat pour reprendre les devants. Côté limougeaud, Dino Slavic réalise plusieurs parades importantes, mais les locaux rentrent aux vestiaires avec un petit but d'avance (18-17, mi-temps).
Au retour des vestiaires, Thibaud Briet prend les choses en main. Présent en défense comme en attaque, il permet à Nantes de reprendre de l'air, notamment grâce à plusieurs buts inscrits dans une cage vide après des séquences à sept joueurs de champ côté limougeaud (25-21, 39'). L'armada nantaise s'appuie ensuite sur l'une de ses grandes forces : le jeu avec Nicolas Tournat . Le pivot de l'équipe de France termine à 9 buts et referme une saison riche en émotions pour le club de la cité des Ducs de Bretagne.
Score final : 41-35

Le PSG renverse Tremblay et boucle une saison invaincue non sans mal
Les Parisiens jouaient leur invincibilité en championnat à Coubertin. Avec un sept de départ remanié, ils prennent rapidement l'avantage (4-1, 6'), avant de complètement déjouer. Avec seulement 31 % de réussite au tir après un quart d'heure de jeu, le PSG contraste avec l'efficacité de Matteo Fadhuile (8/9, soit 89 %) et accuse un retard conséquent (5-14, 20'). Les cadres parisiens, à l'image d'Elohim Prandi (1/4 en première période), sont en perdition, tandis que Rubens Pierre, stratosphérique (14 arrêts à 61 %), enfonce un peu plus le champion de France 2026 (14-20, mi-temps).
Yahia Omar impulse alors la révolte. Avec trois buts consécutifs, les Parisiens réduisent l'écart puis reviennent à hauteur (23-23, 38'). Les combats font rage sur le parquet, à l'image de Rigault et Carabasse, dont les maillots finissent déchirés après plusieurs duels engagés. Le PSG reprend l'avantage à la 41e minute au terme d'un incroyable 12-4 infligé aux Tremblaysiens. Les Parisiens poussent ensuite Tremblay à la faute, et les hommes de Chérif Hamani sombrent après avoir pourtant compté jusqu'à neuf buts d'avance lors du premier acte. Porté par un excellent Yahia Omar (9/9) et une seconde période à sens unique (19-11), le PSG conclut sa saison invaincu et décroche un nouveau titre de champion de France.
Score final : 35-31

Montpellier assure le podium et offre une belle sortie à Simonet
Montpellier devait assurer sa troisième place et honorer la fin de carrière de Diego Simonet. Mission accomplie dès la première période. Les Nîmois n'auront mené qu'une seule fois (3-4, 5'), avant d'exploser en vol. Flirtant avec les 30 % de réussite au tir durant le premier quart d'heure, les joueurs de Nîmes peinent à exister.
Mais c'est sans compter sur Jean-Loup Faustin, qui permet aux siens de passer un 4-0 et de revenir dans la partie (14-11, 23'). Kyllian Villeminot maintient toutefois l'avance montpelliéraine, et les Héraultais regagnent les vestiaires avec une marge confortable (19-14, mi-temps). En seconde période, malgré un grand match de Jean-Loup Faustin (11 buts), Kyllian Villeminot (9 buts) permet à Montpellier de gérer son avance et de valider définitivement sa place sur le podium. Une belle manière de conclure la saison et de célébrer Diego Simonet.
Score final : 34-30
A Aix-en-Provence, Ilann Thuel