Espoirs

Le bilan de l’été

Près d’une semaine après la fin des compétitions estivales, il est temps de faire un rapide retour sur les performances en bleus des espoirs. C’était une année de fin de cycle et de mondial pour les filles (U18 et U20), tandis que les garçons se frottaient à l’Europe. Avec des fortunes diverses.

Mondial juniors féminin (U20) : La tristesse au corps

Source : IHF

Championnes d’Europe en titre, les espoirs pilotées par Eric Baradat comptaient aller gravir la montagne mondiale. Les arguments sur le terrain étaient les même que l’été dernier : une défense de fer, des contres efficaces et quelques joueuses capable de forcer la décision si besoin. Un plan qui se déroule sans accrocs : Camille Depuiset et Roxanne Frank sont impressionnantes de facilité entre les bois, Karichma Ekoh déborde d’énergie, Constance Mauny et Melvine Deba virevoltent à l’aile et Jannela Blonbou distille quelques uns de ces plus beaux tirs aux moments opportuns. Jusqu’au quart de finale où tout l’édifice tombe comme un château de carte (26-27, ap). Une défaite difficile qui était encore dans toutes les têtes en jouant la 5e place. Dommage, seule la septième place sera au bout. Pas la place qu’elles devaient prendre.

Bilan : 7 victoires, 2 défaites
Meilleures marqueuses : Karichma Ekoh (45/79) ; Jannela Blonbou (40/67) ; Constance Mauny (30/49).
Stats GB : Camille Depuiset (63/159 à 40%) ; Roxanne Frank (45/113 à 40%).
Classement final : 7e
Champion : Hongrie

Mondial jeune féminin (U18) : Un collectif en question

Crédit : PRESSFOCUS/ZPRP

Cette équipe version 2000-2001 des espoirs féminins mérite le coup d’œil. Là encore, on est impressionné par les gardiennes, Floriane André et Laura Portes formant une paire des plus efficace. La défense aura été la meilleure du tournoi jusqu’à l’explosion (39-45 !) face aux futures bronzées Coréennes (qui ont sorti les championnes d’Europe allemande en quart). On reste cependant sur notre faim dans le secteur offensif, qui est d’une grande pauvreté. Pertes de balles, mauvais tirs et fautes techniques auront émaillé le parcours des jeunes bleues. La jeunesse étant encore présente, on n’oubliera pas de souligner que la progression est visible entre l’Euro 2017 et ce mondial, en particulier pour Suzanne Wajoka, Laura Lasm et Melina Peillon. Pauletta Foppa de son côté aura été égale à elle-même : excellente des deux bords du terrain. Seule grosse interrogation sur cette génération qui va passer “junior” : son incapacité à gagner des matches à élimination directe. En quatre rencontres en deux ans, c’est un zéro pointé.

Bilan : 4 victoires, 3 défaites
Meilleures marqueuses : Pauletta Foppa (26/35) ; Melina Peillon (22/29 dt 16/17 à 7m) ; Suzanne Wajoka (19/29) ; Laura Lasm (19/36).
Stats GB : Laura Portes (39/113 à 35%), Floriane André (43/137 à 31%)
Classement final : 10e
Champion : Russie

Euro juniors masculin (U20) : La médaille de l’été

Photo : Jurij Kodrun/EHF

C’est une compétition particulière qu’aura vécu la génération 1998-99. Ultra dominateurs en Géorgie au mondial un an plus tôt, les français ont coincé d’entrée de jeu face à la révélation de la compétition : le Portugal. Le tournoi a alors pris la tournure d’une course-poursuite, à essayer de chasser cette première erreur. Et quel parcours ! Hongrie, Danemark, Croatie et Espagne se sont dressé devant les bleuets. Des montagnes à gravir, toujours franchies même si certaines auront donné de grosses frayeurs. Jusqu’à enfin toucher les demis-finales et jouer un match d’anthologie face à l’Allemagne (28-26). Un match parfait pas loin d’être reproduit deux jours plus tard en finale face à la Slovénie (26-23, 47e), dans une ambiance qui restera dans les mémoires des finales juniors. Mais la Slovénie jouait avec une nation derrière elle, et le retard allait être refait. Un final qui laisse des déceptions logiques, mais avec l’argent c’est la meilleures performance d’une équipe française dans un euro juniors et la médaille de cet été 2018. De quoi relativiser.

Bilan : 5 victoires, 2 défaites
MVP : Kyllian Villeminot (DC) et Dylan Nahi (AlG)
Meilleurs marqueurs : Kyllian Villeminot (40/56) ; Elohim Prandi (39/65) ; Dylan Nahi (21/32).
Stats GB : Valentin Kieffer (61/200 à 30%) ; Bastien Soullier (17/81 à 21%)
Classement final : 2e
Champion : Slovénie

Euro jeunes masculin (U18) : Satisfaits

Dire qu’on craignait pour cette équipe au moment de partir en Croatie est un euphémisme : on envisageait tout dont le pire. L’équipe avait en effet peu de cadres établis et la pluie de blessure à quelques jours du rendez-vous ne poussait pas à l’optimisme. Le match d’ouverture aura rarement été aussi important sous l’ère Quintin, il a été une réussite face à la Norvège (30-29). Merci au passage à la Norvège qui offrira le passage en poule haute à l’équipe de France trois jours plus tard, alors que les bleus n’avaient pu valider eux-même leur billet contre la Roumanie (30-30). Parmi les satisfactions, on gardera le jeu de la défaite face au Danemark et des deux victoires contre la Serbie… Dont la dernière qui offre une septième place ô combien importante pour la fédération. Certes, c’est la première fois sans l’or depuis 5 ans, mais c’est aussi le meilleur rendement possible pour une équipe encore en construction. Avec un MVP s’il vous plaît, pour le demi-centre Sadou Ntanzi qui aura pour Quintin “porté l’équipe comme rarement il aura été nécessaire“. On ne crachera pas dans la soupe.

Bilan : 3 victoires, 3 défaites, 1 nul
MVP : Sadou Ntanzi (DC)
Meilleurs marqueurs : Sadou Ntanzi (41/59) ; Drevy Paschal (36/44) ; Mathieu Salou (23/47)
Stats GB : Charles Bolzinger (50/172) ; Loick Spady (24/82)
Classement final : 7e
Champion : Suède

Et le beach handball ?

Pour la deuxième année pour les équipes de France, le beach handball a aussi animé la période estivale. Les féminines de Valérie Nicolas ont été prendre une correcte 11e place au mondial à Kazan (Russie). Pas de compétition mondiale pour les garçons, mais une autre nouveauté avec les espoirs (U18) créés cette saison. Bilan, une 13e place pour les garçons – premiers de leur poule de classement – et une 11e pour les filles. On en est qu’aux débuts.

Maxime Thomas

HandNews & CasalHand

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