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Clarisse Mairot : « On n'y va pas pour participer »

Sacrée championne de France dimanche avec le Brest Bretagne Handball, Clarisse Mairot s'apprête à vivre l'un des plus grands rendez-vous de sa carrière. Deux ans après son arrivée en Bretagne en provenance de Besançon, l'arrière gauche découvrira ce week-end son premier Final 4 de Ligue des Champions à Budapest. Un accomplissement qui récompense la progression de la joueuse de 25 ans, devenue un élément incontournable de la base arrière brestoise. Mais avant de penser au chemin parcouru Clarisse Mairot regarde surtout vers l'objectif qui attend le BBH : faire tomber Györ et viser le titre européen.
Le titre décroché dimanche face à Metz constitue déjà une récompense majeure pour un groupe qui poursuivait cet objectif depuis plusieurs saisons. « C'est vraiment l'objectif du club depuis plusieurs années, d'autant plus cette année. Ça nous avait été annoncé que c'était le plus gros objectif avec la qualification au Final Four », explique Clarisse Mairot.
Pour la Brestoise, ce sacre récompense avant tout le travail accompli depuis deux ans. « Un premier titre de championne de France, c'est vraiment génial. Je suis trop contente de ce qu'on a fait. Ça nous récompense aussi de tout le travail qu'on met en place au quotidien avec l'équipe et surtout de tout le travail qui a été fait depuis deux ans, pour ma part. »
Mais la satisfaction ne s'accompagne d'aucun relâchement. À peine le championnat terminé, les regards sont déjà tournés vers Budapest. « Pour le moment, on a rempli nos objectifs, même si pour ce week-end, on ne compte pas s'arrêter sur la qualification. Ce qu'on vient chercher, c'est la victoire et rien d'autre. »
Budapest sans complexe
Un an après avoir vu son aventure européenne s'arrêter en quart de finale face à Metz, Brest retrouve le rendez-vous le plus prestigieux. Une découverte pour Clarisse Mairot, qui refuse pourtant de donner à l'événement une dimension paralysante. « Il y a forcément l'excitation. En vrai, j'ai hâte qu'on aille jouer là-bas. Mais pour moi, c'est la continuité des matchs de Ligue des Champions. On en a joué toute l'année. »
Face à Györ, tenant du titre et référence européenne depuis plus d'une décennie, le discours brestois est étonnamment décomplexé. « Je pars à Budapest pour jouer un match de Ligue des Champions contre Györ et tout donner sur une confrontation sèche. » Loin de se considérer comme un outsider condamné à l'exploit, Brest assume ses ambitions. « Je pense qu'on est clairement décomplexées par rapport à Györ, qui sont détentrices du titre et qui ont forcément plus de pression que nous. »
Puis vient la phrase qui résume parfaitement l'état d'esprit du groupe : « On n'y va pas pour participer. »
La force du collectif brestois
Pour espérer renverser les Hongroises, Brest compte avant tout s'appuyer sur ce qui fait sa force depuis le début de saison : son collectif. « On a du banc, on a des rotations et on est capables de réaliser pas mal de combinaisons de joueuses pendant le match, que ce soit en attaque ou en défense. »
Une profondeur d'effectif qui a permis au BBH de rester performant malgré plusieurs absences et qui devra encore faire la différence ce week-end. « Il faudra qu'on s'appuie sur les points forts de chacune parce qu'on aura vraiment besoin de tout le monde, à son meilleur niveau. » Clarisse Mairot s'attend d'ailleurs à une demi-finale où chaque détail comptera. « Ça va se jouer à quelques erreurs, quelques ballons, à pas grand-chose. Il faudra vraiment qu'on soit concentrées et très précises dès le début du match. »
De Besançon au Final 4
Ce rendez-vous européen possède enfin une dimension personnelle particulière pour l'ancienne Bisontine. Arrivée à Brest à l'été 2024 dans le sillage de Raphaëlle Tervel et Sandrine Mariot, qu'elle avait déjà connues à Besançon, elle s'apprête à vivre le premier Final 4 de sa carrière alors que les deux techniciennes quitteront le club à l'issue de la saison. « Je pense que ça va être forcément un moment particulier. Mais en même temps, on ne pouvait pas rêver mieux en termes de finale de saison que de finir sur un Final Four. »
Lorsqu'elle regarde le chemin parcouru, Clarisse Mairot semble elle-même surprise. « Quand on y pense, deux ans, c'est rien. Je n'arrive pas trop à me rendre compte qu'il s'est passé énormément de choses en si peu de temps. »
Championne de France aujourd'hui, joueuse de Final 4 demain, l'arrière brestoise ne compte pourtant pas finir la saison uniquement avec ce titre. « Je ne vais pas m'arrêter à ça. On mettra tout en place pour pouvoir essayer d'aller chercher la plus belle des médailles ce week-end. » À Budapest, Clarisse Mairot ne veut pas seulement découvrir le Final 4. Elle veut le gagner.