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Clarisse Mairot : « On a montré qu’on n’avait pas peur d’elles »

, par Peter

Clarisse Mairot - Brest Bretagne Handball (crédit : Elinor Liardet/Handnews)

Brest Bretagne Handball a longtemps fait jeu égal avec Györ avant de céder dans les dernières minutes d’une demi-finale irrespirable. Une défaite d’un but (30-31) au goût amer, où les Bretonnes retiennent surtout la frustration d’être passées si près de l’exploit, mais aussi la fierté d’avoir tenu tête au géant hongrois.

« On a montré qu’on n’avait pas peur d’elles », pose d’entrée Clarisse Mairot. « C’était un face-à-face pendant lequel on s'est rendu coup pour coup. Mais à la fin, c’est frustrant. Très frustrant. Il manque pas grand-chose. » Dans un match longtemps indécis, Brest a répondu présent dans l’intensité et dans l’engagement, sans jamais décrocher. Mais les détails ont fini par peser. « On était devant… et on se dit qu’on passe à côté sur des petits moments », poursuit-elle. « On fait quand même un bon match, mais ça se joue à pas grand-chose. »

Même lecture chez Ana Gros, lucide sur la bascule finale. « Je ne pense pas que c’est Györ qui nous a battues. C’est nous qui avons fait nos erreurs », insiste la Slovène « On a raté des tirs, on a fait trop d’erreurs à la fin. » Et malgré la défaite, le sentiment collectif reste fort. « Je suis fière qu’on s’est battues. On a montré un très bon visage contre Györ », ajoute-t-elle. « Mais à la fin, c’est un ballon, un détail, un tir qui décide du sort de la rencontre. »

Raphaëlle Tervel : « Tout le monde a répondu »

Pour la coach Raphaëlle Tervel, le scénario confirme la capacité de son équipe à exister à ce niveau malgré les coups durs. « On avait tout préparé, tout prévu », explique-t-elle. « Même en cas de problème sur le poste de pivot, on avait des solutions. On avait le plan B, on pouvait jouer sans les  pivots. » Elle insiste sur la réponse collective du groupe. « Même quand Oriane sort, même avec les petites blessures, tout le monde est rentré et a apporté. C’est vraiment ce que je retiens : on était ensemble, une vraie équipe. »

Et si le scénario est cruel, la coach pointe aussi un facteur déterminant dans les moments clés. « J’avais calculé le nombre de sélections : 2600 en face, 900 chez nous. Donc l’expérience était plutôt de leur côté. » Pour autant, elle refuse toute résignation. « On croyait en nous. La semaine d’entraînement était incroyable. Et on n’était vraiment pas loin. »

Hatadou Sako : « Une bataille jusqu’au bout »

Hatadou Sako, la gardienne tricolore qui a posé ses valises à Györ, reconnaît elle aussi l’intensité du duel. « On savait que ça allait être chaud, mais à ce point-là quand même », confie la gardienne. « Elles nous ont donné du vrai fil à retordre. » Elle résume une rencontre où tout s’est joué au moindre faux pas. « L’équipe qui gagnera, ce sera celle qui fera preuve de constance et de rigueur jusqu’à la fin. Et sur la fin, ça s’est joué là-dessus. » Dans un money-time irrespirable, Györ a su tenir. « Elles avaient encore un ballon pour revenir », ajoute-t-elle. « C’était énorme. Mais on a réussi à rester solides dans les moments importants. »

Digérer et se remobiliser pour la médaille de bronze

Du côté brestois, la frustration laisse vite place à la projection vers le match pour la troisième place. Pauline Coatanéa insiste sur la nécessité de basculer rapidement. « Il faut digérer ce soir », dit-elle. « Dans le vestiaire, on a le droit de pleurer, d’être énervées. Mais après il faut laisser ça là et repartir avec une nouvelle énergie. » Elle souligne aussi la force du collectif dans l’adversité. « On a été soudées. C’était un kiff de jouer ensemble. On était toutes à la guerre. » Même ambition pour la suite. « On a envie de se récompenser demain. Il faut se remettre dedans rapidement. »

Brest s’incline donc d’un rien face à Györ après avoir longtemps fait jeu égal avec le favori. Une demi-finale frustrante, décidée sur des détails dans les dernières minutes, mais qui confirme la capacité des Bretonnes à rivaliser au plus haut niveau. Reste désormais une dernière marche : transformer la déception en énergie pour aller chercher la médaille de bronze face au CSM Bucarest.

À Budapest, Thomas Mathiot

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fan des dragonnes
fan des dragonnes
1 mois il y a

Sur les 4 matchs, 3 paires d’arbitres sont venues en voisins.Slovaquie, Serbie, Bosnie. et vous vous etonnez que Györ ne perde pas?? Meme si Metz ou brest prend le dessus aujourd’hui, il y a fort à croire que les adversaires aurons un petit coup de pouce du »destin ».

Kalya19
Kalya19
1 mois il y a
Répondre à  fan des dragonnes

C’est vrai que les clubs français sont vachement avantagés par les arbitres quand ils sont espagnols. D’ailleurs nos arbitres français adorent faire des petits complots pour aider les espagnols. Ou des allemands d’ailleurs? Après tout ce sont aussi nos voisins. Bon, heureusement que tous nos voisins ne nous aident pas on en a beaucoup.
On va dire ca aussi la prochaine fois que le Danemark gagnera. « Non mais c’est pas juste les arbitres etaient allemands, ce sont leurs voisins ils les ont aidé ». Et du coup si ce sont des arbitres autrichiens dans un match Hongrie allemagne ca donne quoi? Ils choisissent leur voisin favori ?

fan des dragonnes
fan des dragonnes
1 mois il y a
Répondre à  fan des dragonnes

prend le temps de regarder les feuilles de match des pays de l’ex urss; regarde les arbitres, regarde les scores; et regarde les commentaires sur l’arbitrage.

Kalya19
Kalya19
1 mois il y a
Répondre à  fan des dragonnes

Je voudrai bien te croire mais il y a la moitié est de l’Europe qui a fait partie de l’URSS ca représente un nombre de pays colossaux et certains ne peuvent pourtant pas se saquer.
Je sais pas pour les autres matchs, mais sur ce Brest gyor, j’ai pas trouvé que les brestoises se soient fait volées. Il y a eu des erreurs d arbitrage avec des decisions plus que contestables mais c’était plutôt partagé entre les 2 équipes. Et c’est ce qu’en disait les commentateurs d’eurosport. Brest aurait vraiment pu réussir, il aurait suffi d’une ou deux pertes de balles en moins dans les 5 dernières minutes. J’ai rien vu de flagrant sur ce match, mais je regarde peu les matchs de Gyor. On verra la finale et si effectivement c’est le cas je te ferai mon mea culpa

Emilcostarica
Emilcostarica
1 mois il y a
Répondre à  Kalya19

Commence peut être par regarder attentivement les décisions sur la défense de gyor en première période et celles appliquées pour Brest: Une biscotte pour les hongroises après au moins trois fautes sanctionnables, deux minutes direct à la première action litigieuse brestoise.
En deuxième période Nocandy alors qu’elle est passée, se fait démonté en l’air plusieurs fois sans exclusions…broch prend un second 2 minutes alors qu’elle est face à la joueuse qui fait à peine action de jeu.
Si ce n’est pas de la partialité, il y a alors un problème de niveau…et qui les désigne?

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