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Barcelone sur le toit de l’Europe

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Au terme d’un weekend maîtrisé de bout en bout, le FC Barcelone a décroché la neuvième Champions League de son histoire, en battant Veszprem en finale 28 à 23.

Ils se savaient attendus au tournant et ils ont répondu présent de la plus belle des manières. Barcelone a dominé son sujet de bout en bout, du samedi 15h15 au dimanche 19h42 et ses joueurs ne cachaient évidemment pas leur joie. “On savait qu’on était sous pression, notamment après la saison dernière où on avait perdu en demi-finale alors qu’on était favori” expliquait Nikola Karabatic, élu MVP du Final Four. “On a su répondre présents, en composant avec cette pression et en montrant qu’on voulait vraiment ce titre”. Sur le terrain, cela s’est traduit par une domination sans partage et surtout, par une cohésion défensive de tous les instants. “On a bossé pour ça, depuis le 4 aout, et on a appris de nos déceptions” analysait quant à lui Cédric Sorhaindo, qui a soulevé sa deuxième Ligue des champions avec le club catalan. “Et défensivement, ce weekend, cela a payé”. Tous les Hongrois, ou presque ont été mis sous l’éteignoir ou presque. Le pivot serbe de Veszprem Renato Sulic n’a eu que trois ballons à se mettre sous la dent tandis que Momir Ilic, pourtant meilleur buteur de la compétition, n’a inscrit que quatre buts sur douze tirs lors de cette finale.

Une défense efficace, mais pas seulement

Sarmiento BarceloneC’est cette défense qui a permis aux blaugrana de creuser l’écart au quart d’heure de jeu. Huit minutes sans marquer, un Chema Rodriguez bien muselé et Saric aux arrêts une nouvelle fois décisifs, le Barca était lancé (9-6, 21′, 14-10, MT). Mais si la défense a parfaitement marché, en attaque, la patient a été le maître mot. Karabatic n’en faisait point trop et lâchait régulièrement des offrandes à Sarmiento (photo de droite) et Gurbindo, qui ne faillissaient pas à la conclusion. Même sans Kiril Lazarov, leur shooteur de loin favori, sorti sur blessure au bout de huit minutes de jeu, les Barcelonnais ont su trouver les failles dans la défense hongroise, pourtant l’une des plus efficaces du moment. Avec Karabatic mais aussi en montant les ballons dès qu’ils en ont eu la possibilité par Tomas et Sigurdsson. “Nous avons été super efficaces des deux côtés du terrain, mais c’est ce qu’il faut quand on joue à un tel niveau de compétition” analysait capitaine Tomas.

Nagy et Alilovic, seuls pour contrer le Barca

Nagy VeszpremLes hommes de Xavi Pascual n’ont finalement tremblé que pendant sept minutes, au cœur de la seconde période. Sept minutes où ils n’ont pas inscrit le moindre but, butant sur Mirko Alilovic, et où Veszprem est revenu, revenu…sans jamais recoller (19-17, 43′). Trois ballons pour revenir à un but gâchés par autant de passages en force hongrois…“C’est le tournant du match, il ne faut pas chercher autre part” regrettait Andreas Nilsson. Et dans la foulée du troisième, Gudjon Valur Sigurdsson partait lancer un 5-1 fatal sur une contre-attaque clinique. A 24-18 et avec huit minutes à jouer, le mal était fait, mais Laszlo Nagy, un vrai grand bonhomme, ne baissait pas les bras. Esseulé dans l’effectif hongrois, il s’est démené sur tous les fronts, a inscrit huit buts mais a semblé caler venu l’heure de vérité. Et comme Lekai, Terzic ou Zeitz n’ont jamais proposé d’alternative crédible, les coéquipiers du géant magyar ont fini par lâcher prise. Battus 23-28, les Hongrois ont quand même des raisons d’espérer, selon Nilsson. “On a progressé depuis la saison dernière, cette fois on attrape la finale. Pour bâtir des grandes équipes, il faut passer par des moments difficiles pour ensuite continuer à monter. J’espère bien qu’on y reviendra la saison prochaine, pour faire mieux”.

Certains pensent à mieux faire, d’autres sont sur le toit du monde, comme le maître Karabatic. “C’est un honneur d’être ici, à cette grande fête du handball et remporter ce trophée me rend très fier. C’est pour cela que je me lève tous les matins, pour toucher ce Graal, et cette fois-ci on ne voulait pas qu’il nous échappe” avant de s’en aller en répétant à l’envi sa fierté. Ce soir, il est le troisième joueur à être tenant des titres de champion olympique, champion d’Europe, champion du Monde et vainqueur de la Champions League. Avec deux autres experts, Thierry Omeyer et Cédric Sorhaindo.

Velux EHF Champions League, Finale
FC Barcelona
28 (14)
MKB-MVM Veszprem
23 (10)
Cologne, Lanxess Arena
Arbitres: Constantin Din, Sorin Laurentiu Dinu (ROU)
Nöddesbo
Tomas
R. Entrerrios
Sorhaindo
Sarmiento
Arino
Gurbindo
Sigurdsson
Marquez
Rutenka
Morros
Karabatic
Jallouz
Lazarov
3/3
5/5
4/6
0/1
1/3
0/0
3/4
6/7 dont 1/1 pén
0/0
0/0
0/0
6/10
0/0
0/2
Gulyas
Ivancsik
Schuch
Ilic
Nilsson
Nagy
Zeitz
Jamali
Ugalde
Marguc
Rodriguez
Terzic
Sulic
Lekai
2/2
1/1
0/0
5/13 dont 1/1 pén
2/3
8/16
0/2
0/1
0/0
2/2
0/0
0/1
2/3
1/1
Saric 12 arrêts / 35 tirs dont 0/1 pén Mikler
Alilovic
2 arrêts / 12 tirs
10 arrêts / 28 tirs dont 0/1 pén
Entraîneur: Xavi Pascual Entraîneur: Carlos Ortega Perez
Exclusions: 10 min (Morros x2, Rutenka, Karabatic, Tomas) Exclusions: 10 min (Schuch, Nagy, Zeitz, Terzic, Sulic)

De nos envoyés spéciaux à Cologne, Kevin Domas et Laurent Théophile

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