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Les portes du Final Four se ferment sur Paris

Battus de dix buts la semaine passée en Pologne (24-34), les joueurs du Paris Saint-Germain sont passés tout près de réussir une fantastique remontée. Mais vainqueurs de neuf buts seulement (35-26), ils n’ont pas réussi à se qualifier pour le Final Four. Une première en quatre ans.

Tout marchait pourtant parfaitement jusque là. Le stade Coubertin avait revêtu ses plus beaux atours, et s’ils n’étaient pas au niveau de leurs homologues polonais, les supporters parisiens avaient placé le curseur du volume sonore sur assourdissant. Sur le terrain, les joueurs leur donnaient toutes les raisons de s’époumoner. D’entrée de jeu, les hommes de Raul Gonzalez avaient pris à la gorge leurs adversaires, ne leur laissant aucune chance. Rodrigo Corrales était dans un grand soir, Luc Abalo et Nikola Karabatic aussi. A la pause, sur un dernier coup de canon de Mikkel Hansen, les Parisiens avaient viré avec sept buts d’avance (18-11). La deuxième période, plus fluide, avait vu Nédim Rémili prendre les choses en main et répondre à chaque tentative désespérée de Luka Cindric. Avec ses dix buts en trente minutes, treize au total, le gaucher portait Paris sur ses épaules. Si bien qu’à la 49ème minutes, le PSG était virtuellement qualifié, menant de onze buts et ayant la balle du +12 dans les mains. Mais Mikkel Hansen allait avoir l’idée saugrenue de rentrer sur le terrain sans en avoir le droit…“A ce moment, ils sont presque morts. Mais on perd le ballon, on prend deux minutes, ils marquent et…” résume Raul Gonzalez. Et Kielce revient dans le match, Mikkel Hansen sera même exclu définitivement à la 56ème laissant son compatriote Henrik Toft Hansen buter sur Vladimir Cupara, Sagosen trouver le poteau avant que les Polonais exultent. Voilà le résumé d’une soirée passée en dix minutes d’incroyable à cauchemardesque.

Parce que, pendant les cinq-sixièmes du match, Paris avait fait le match parfait. “On a joué en équipe, on a fait tout ce qu’on avait dit de faire. On a fait un grand match, ça se joue à quelques actions. On a mis énormément d’énergie mais Kielce a su garder la tête froide” expliquait un Nédim Rémili abattu. Mais cette cagade de Hansen a transformé le parfait en presque parfait, et à ce niveau, les approximations ne pardonnent pas. “Cela se joue sur des détails” nous diront tous les techniciens du monde. Celui là fait sacrément mal. Tout comme la défaite de dix buts de l’aller, là où les Parisiens ont noyé leurs espoirs de retourner à Cologne. Au final, la marche était sans doute un peu trop haute, après une première manche où, en un quart d’heure, les Parisiens ont sabordé leur saison européenne et, quand on se réfère au standing local, leur saison tout court. “Ce n’est pas un échec” voulait tempérer Bruno Martini après la rencontre, se référant aux échecs de la saison passée de Barcelone et de Veszprem, ou à la non présence de Kiel en Champions League cette saison : “Peut-on pour autant dire que Kiel n’est pas un grand club ?”. Sans doute n’a-t-il pas complètement tort, mais le fait est là. Paris, coupable d’être passé à côté de quinze minutes dans sa saison, ne sera pas au Final Four, son objectif suprême. Et Thierry Omeyer, marqué en zone mixte, ne soulèvera pas une cinquième Champions League. “Mon cas personnel n’importe pas. J’aurais aimé y aller pour cette équipe, parce qu’on le méritait” notait-il, noyé par l’émotion. Oui, au vu de sa prestation ce soir, Paris le méritait sans doute. Mais, sur le cumul des deux matchs, Kielce a gagné sa place à la régulière, en faisant tourner les fameux détails dans son sens. Des détails qui font toute la différence.

Les statistiques :

PARIS SAINT-GERMAIN HB – PGE VIVE KIELCE 38:29 (18:11)
Arbitres : Nenad Nikolic, Dusan Stojkovic (SER)

Paris : Corrales (6 arrêts / 18 tirs dont 0/1 pén), Omeyer (5 arrêts / 17 tirs dont 0/2 pén); Gensheimer (5/6 dont 0/1 pén), Stepancic, Keita, Sagosen (2/3), H. Toft Hansen (4/5), Rémili (13/15), Abalo (5/7), Dourte, L. Karabatic, Morros, Hansen (4/4 dont 2/2 pén), N. Karabatic (2/3), Ekdahl, Nahi

Kielce : Ivic (0 arrêt / 3 tirs), Cupara (6 arrêts / 37 tirs dont 1/3 pén); Dujshebaev (4/6), Aguinagalde (4/5 dont 3/3 pén), Jachlewski, Janc (4/6), Lijewski, Jurkiewicz, Kulesh (5/12), Moryto, Mamic, Cindric (6/14), Fernandez (1/1), Karalek (2/4)

Kevin Domas

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23 CommentairesPoster un commentaire

  1. marvellous - le 5 mai 2019 à 23h30

    Bon on voit que les Qataris n’y arrivent pas avec le PSG hand et foot pour la ldc et qu’ils commencent à réduire la voilure.. Est-ce qu’éventuellement Disney pourrait racheter le PSG pour voir ce que ça donne ?

  2. Bonitos - le 6 mai 2019 à 07h45

    Je le dis et le répète le PSG a vraiment raté son occasion en 2017 face au Vardar…..
    Souvenez-vous de ces dernières secondes de match….
    Un imbécile a décidé que l’équipe face une individualité sur tout le terrain (chose qui ne se fait jamais à ces niveaux de jeu !!!!)
    Du coup ils se sont pris le but fatal

  3. Crazy Hand - le 6 mai 2019 à 08h40

    38-29 ???
    35-26 plutôt non ?

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