LdC (M)

La fin d’une saison éprouvante approche…

Ce weekend, c’est l’apothéose pour quatre équipes, le rendez-vous d’une saison et un immanquable pour tous les fans de handball d’Europe : le Final4 de la Ligue des Champions à Cologne. C’est l’heure de faire le tour des forces en présence, à quelques heures maintenant de la compétition. 

Barcelone, cet ultra favori qui n’y arrive plus

7 de départ : Gonzalo Perez de Vargas – Casper Mortensen – Aron Palmarsson – Raul Entrerrios – Dika Mem – Aleix Gomez – Ludovic Fabregas

Barça Lassa

On le dit chaque saison, cette équipe est toujours favorite et pourtant… il s’agit du FC Barcelone. Avec l’effectif le plus complet de ligue des champions, les catalans peuvent se vanter d’avoir au moins un joueur de classe mondiale sur chaque poste. Redouté pour sa puissance offensive, le Barça est l’équipe qui marque le plus de but dans la compétition (seule équipe à avoir mis plus de 500 buts en phase de groupes). Avec Aron Palmarsson et Dika Mem, le Barça dispose de deux tireurs implacables de loin qui peuvent faire tourner une rencontre aisément en faveur de leur équipe. En plus de qualité à la finition, l’islandais sublime également le reste de son équipe, étant un brillant meneur de jeu. Si on ajoute à cela des ailiers rapides et efficaces, deux bons gardiens aux styles différents, avec en plus Ludovic Fabregas qui ne fait pas ou très peu de mauvais matchs (et des deux côtés du terrain), le Barça semble imbattable…

Mais cette équipe se caractérise aussi par une certaine fragilité mentale lorsque vient le Final4 de la ligue des champions. Incapable de l’emporter depuis 2015, le Barça va tenter de remporter la decima, la dixième ligue des champions du club. Il devra cependant passer par un obstacle de premier choix, avec le HBC Nantes. Porté surtout sur l’attaque, le jeu du Barça se caractérise par une polyvalence assez importante. Avec un effectif capable de s’adapter à toutes les situations, leur parcours cette saison témoigne une nouvelle fois du niveau de cette équipe, capable de surmonter toutes les difficultés. Ce sera donc à Rock Feliho et Dragan Pechmalbec de prouver que la défense nantaise peut tout arrêter.

Pour le petit chiffre, si jamais Barcelone l’emporte ce weekend, ils auront réussi une saison tout simplement parfaite, avec zéro défaite (le Final4 de décembre comptant pour la saison précédente).

Nantes, un challenger à la hauteur du défi ?

7 de départ : Emil Nielsen – Valero Rivera – Alexandre Cavalcanti – Aymeric Minne – Kiril Lazarov – David Balaguer – Dragan Pechmalbec

Une des deux surprises de ce Final4 avec les danois d’Aalborg, on retrouve le HBC Nantes. Les Ligériens ont atteint Cologne après un chemin semé d’embuches. D’abord, Nantes sort d’une phase de groupe avec un bilan mitigé. 5 victoires 2 nuls et 7 défaites, le H a accroché la sixième place, malgré des victoires de rang à Kiel (27-35) ou contre Aalborg (38-29). Au complet pendant peu de matchs cette année, Nantes a en effet été frappé par de nombreuses blessures, mais au final, ce sont bien eux qui ont rejoint Cologne.

Après avoir éliminé un gros morceau de la compétition (Kielce), les hommes d’Alberto Entrerrios ont enchaîné avec un deuxième miracle contre l’ogre Veszprém. Avec notamment un Emil Nielsen qui crève l’écran, et des joueurs capables de se sublimer des deux côtés du terrain (Pechmalbec, Minne, Ovnicek parmi d’autres) sans oublier des jeunes qui parviennent à se transcender, Nantes a toutes ses chances le temps d’un weekend. Chez certains, le mental est une faiblesse. Pas sûr que les Nantais fassent grand cas d’une quelconque pression, avec une tendance à se mettre au niveau de son adversaire… Pas forcément la meilleure nouvelle pour le grand Barça.

Si peu auraient misé sur la présence de Nantes à Cologne en début de saison, avoir sorti Veszprém et Kielce est tout sauf anodin. Si le Barça semble avoir peu de points faibles, le poste sur lequel ils encaissent le plus de buts est l’aile gauche… De quoi se faire plaisir pour Valero Rivera, actuel troisième meilleur buteur de la compétition (86 réalisations) ? Avec une victoire de rang contre Montpellier (36-26) durant la dernière journée de championnat, le H a su se rendre le match facile et sans avoir à se déplacer à Montpellier. La saison de Lidl Starligue étant donc terminée pour le H sans la deuxième place tant recherchée, une victoire ce weekend pourrait sublimer une saison à la fois décevante et potentiellement satisfaisante.

Et quoi de mieux pour fêter une future deuxième vie d’un certain joueur que le graal du handball ?

La deuxième affiche de Cologne promet tout autant que la première, avec une affiche inédite : Paris contre Aalborg, le champion de France contre le finaliste du championnat danois. 

Paris, le renouveau en cours de saison

7 majeur : Vincent Gérard – Dylan Nahi – Mikkel Hansen – Luc Steins – Dainis Kristopans – Ferran Sole – Luka Karabatic

Nikola Karabatic (Paris Saint-Germain) Luka Karabatic (Paris Saint-Germain) fete le titre de champion de France

On l’a dit, on l’a répété, mais pour le PSG ce sera bientôt l’heure de prouver. Depuis l’arrivée de Luc Steins, le jeu offensif de Paris a pris une dimension bien supérieure ne serait-ce qu’en termes de vitesse. Mais l’arrivée de Luc Steins n’est pas l’unique facteur X de cette saison pour Paris. L’espoir Elohim Prandi, annoncé comme le futur de l’équipe de France et du Paris Saint Germain a mis de longues semaines à s’adapter à Paris. Alternant le bon et le moins bon, le jeune français est vraiment capable du meilleur, en témoigne sa performance contre Kiel lors du quart de finale retour (9 buts sur 10 tentatives !). Mais ce serait oublier le reste de l’effectif. Mikkel Hansen, Nedim Remili, Dainis Kristopans, Ferran Sole, Kamil Syprzak et la liste continue encore… Le danger est partout dans cette équipe de Paris, comptant également sur le retour de Nikola Karabatic et un Dylan Nahi qui s’est imposé comme titulaire indiscutable.

S’il faut trouver un point faible à Paris ? Peut-être l’irrégularité de ses gardiens. Si on compare aux autres portiers présents à Cologne, Paris a peut-être la paire de gardiens la moins régulière, malgré de bonnes entrées (souvent au dernier quart d’heure) de Yann Genty notamment. Ce serait cependant oublier que Vincent Gérard est également capable de hausser son niveau de jeu. Face à des danois qui pratiquent un jeu léché, sublimé par des passes ciselées et dans la plus pure tradition scandinave, Paris devra également être très vigilant sur le repli défensif alors qu’Aalborg marque de nombreux buts sur contre-attaque. Quoiqu’il en soit, Paris reste sur le papier favori de la rencontre, après avoir sorti Celje facilement, puis le tenant du titre. Une occasion de plus pour Paris d’aller cherche le graal, après en avoir été si proche en 2017 notamment.

Aalborg, une bien belle surprise

7 majeur : Mikael Aggefors – Sebatian Barthold – Nikolaj Laeso – Felix Claar – Lukas Sandell –  Mark Strandgard – Magnus Saugstrup

Une équipe dans la plus pure tradition scandinave, Aalborg. Le finaliste du championnat pratique peut-être le jeu qui se fait le plus efficace ces dernières années. La marque scandinave couronnée une nouvelle fois durant le mondial égyptien en est une nouvelle preuve. Si la qualité de cette équipe n’est plus à prouver, après un parcours semé d’embuches (Porto et Flensburg en éliminatoires), l’ambition du club danois ne fait que grandir. Avec une défense 6-0 des plus classiques dirigée par Mollgard, Aalborg est capable de présenter de nombreux joueurs de grande qualité sur le terrain. Leur meilleur joueur ? Peut-être le suédois Felix Claar, aussi bien buteur que passeur il crève l’écran cette saison avec le club danois. Aligné avec son compère Lukas Sandell (arrière droit) et l’arrière gauche danois Nikolaj Laeso, le danger vient de partout sur la base arrière du club. Et la base avant n’est pas en reste non plus, Sebastian Barthold (aile gauche) très efficace, c’est surtout Magnus Saugstrup qui attire les regards. Le jeune pivot a d’ailleurs tapé dans l’oeil de Magdeburg et du sélectionneur du Danemark, avec des qualités qu’on n’a pas vu depuis un moment chez les pivots danois.

Si certains imaginent que le manque d’expérience d’une équipe peut leur porter préjudice, ce serait faire fi de nombreuses surprises de Cologne. Flensburg en 2014, Vardar Skopje en 2017 ou bien évidemment Montpellier en 2018 : ces trois équipes l’ont emporté lors de leur premier Final4. Si pour de nombreuses raisons, on peut imaginer qu’Aalborg sera le challenger de ce weekend, tout le monde le sait maintenant : aucune équipe n’est plus faible qu’une autre. Gare à Paris s’ils sous-estiment leur adversaire du jour.

Le programme des demi-finales

Paris Saint-Germain HB vs Aalborg Handbold, samedi à 15h15
HBC Nantes vs Barça, samedi à 18h00

Retrouvez tout le FINAL4 et le meilleur du hand européen sur l’appli Eurosport

Julien Baudry

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9 CommentairesPoster un commentaire

  1. jpf_hb - le 11 juin 2021 à 07h32

    Comme en 2018 on peut rêver d'une finale 100% Française…
    Si Paris joue comme contre Kiel je ne me fais pas de soucis pour eux

    Pour Nantes il faudra sortir le match de l'année, mais on sait que c'est possible aussi. Ils ont galéré en phase de groupe (mais avec un beau nul contre Kiel et de peu contre Barcelone)
    Mais quand on voit les matchs à élimination directe, sortir Kielce et Vezsrpem, il fallait le faire !
    En phase de groupe ils ont aussi mis +9 à Aalborg il me semble, donc pour moi mes pronos (même si ça ne vaut rien tant les F4 sont hasardeux)
    1 – Paris
    2 – Nantes (Désolé mais je les vois trop KO après un gros match en 1/2)
    3 – Barcelone
    4 – Aalborg

  2. Petitailier_1 - le 11 juin 2021 à 10h21

    Bonjour,
    Faut-il réellement parler de "miracle" pour Nantes? Sur l'aller, Vezsprem sans un grand Coralles aurait largement pu prendre -10. L'article est de qualité mais le terme "miracle" me semble un peu dévalorisant, tant la performance de Nantes est énorme cette année. Allez pour info, voici le podium (un peu osé comme prono) :
    1- Nantes 2- Aalborg 3- Paris

    • leFnake - le 11 juin 2021 à 12h20

      disons que sur le papier, Vezsprem et Kielce ont quand même de meilleurs effectifs que Nantes et étaient donc légitiment favoris (au même titre que le Barça et le PSG demain).

      Après, comme Montpellier en 2018, Nantes n'a pas volé sa place au FF4, mais à quand même eu une saison assez compliquée (cf. double défaite face à Zaporijjia + défaites en championnat face à Aix, Nimes ou St-Raph récemment) et si Nantes n'avait pas réalisé l'exploit de s'imposer à Kielce après la défaite à domicile à l'aller, on n'aurait clairement pas dit que "la performance de Nantes est énorme cette année". Bref, "miracle" est peut-être un peu fort, mais c'est quand même plus proche de la réalité qu'un "attendu" ou "comme prévu" qu'on peut affubler au Barça ou au PSG.

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