Le HBC Nantes a marqué les esprits, ce soir, en dominant dans les grandes largeurs le THW Kiel (38:30).
Il y a des soirées dont on sait qu’elles vont rester dans les annales. Dans l’histoire relativement courte du HBC Nantes, celle de ce soir fera certainement date. Non seulement car le H a battu de huit buts le THW Kiel, vainqueur en 2020 de la Champions League et encore demi-finaliste la saison passée, mais aussi car le jeu déployé a, par moments, frisé la perfection.
Si Karl Wallinius a retardé la mise à feu nantaise, une fois que l’incendie suédois a été éteint, le H a passé la surmultipliée. D’abord en trouvant les solutions en attaque placée, avec un Kauldi Odriozola décidément impeccable depuis le début de la saison. Puis en fermant la boutique derrière, devant un Viktor Hallgrimsson impressionnant de sérénité.
Même s’il jouait là seulement son second match de Champions League avec le H, du haut de ses 22 ans, il a mis en déroute tout le troupeau de zèbres qui était lancé vers ses cages. Et dans son sillage, c’est toute la défense nantaise qui prenait le dessus pour prendre jusqu’à cinq longueurs d’avance à la pause (20:15).
Mais si le géant allemand était dans les cordes avant le repos, il a complètement explosé dans le premier quart d’heure de la seconde période. Hallgrimsson reprenait sa tenue de bourreau tandis que Baptiste Damatrin et Ruben Marchan ne rataient rien à la finition. C’est surtout collectivement, au final, que Nanates faisait lâcher son adversaire, pour le mettre à treize longueurs (36:23) à un quart d’heure de la fin. Un véritable récital.
“Faire lâcher Kiel, ce n’est pas rien” souriait après la rencontre l’entraineur Gregory Cojean, qui annonçait pourtant en début de saison un objectif au rabais, avec une simple qualification pour les huitièmes de finale dans le viseur. Mais force est de constater qu’avec huit points sur dix pris après cinq journées, l’appétit vient en mangeant. La semaine prochaine, c’est un déplacement à Barcelone qui attend les Nantais. Et au vu de la soirée, on a presque envie de se dire : “Et pourquoi pas ?”
Très étonnant, un Kiel certes sans Pekeler, Sagosen mais aussi Landin une partie du match, ça ne retire rien à la qualité de la prestation de Nantes qui a été énorme. Par contre, le Barça c'est un cran au dessus, ils ne passeront pas 38 buts à la charnière Thiagus Fabregas
Effectivement.passer 38 buts à Barcelone, on voit pas trop… mais il suffit de passer un but de plus à la fin comme dit l’autre. Magdebourg l’a fait, pourquoi pas Nantes ? Cette équipe est sur un nuage et les bases sont solides, alors on peut envisager le pire pour le Barça 😋
Tout peut arriver, c'est ça qui fait le charme du sport. Maintenant, la différence majeure entre Kiel et le Barça c'est que les catalans jouent à fond la LDC contrairement au clubs allemands (surtout en poule) qui semblent choisir leurs matchs. On se rappellera quand même le -7 infligé l'année dernière à l'Arena
Bravo au Nantais pour cette victoire qui peut leur permettre d'espérer mieux que la 6eme place que beaucoup leur prédisaient au vu de la poule