EHF Cup (F) – 2e tour retour

IPH se qualifie sans forcer

Bertrand Delhomme

Cinq jours après s’être largement imposé à l’extérieur (26-17), Issy-Paris l’a de nouveau emporté face à Glassverket (23-22) sur son parquet. Une qualification acquise facilement avant un troisième tour où l’opposition sera forcément d’un tout autre calibre.

Le 16 mars dernier, le verdict tombe à Glassverket : en grave crise financière, toutes les joueuses et Geir Oustrop, l’entraîneur, sont libres de partir dans le club de leur choix pendant l’été. Un choix terrible mais nécessaire pris par le conseil d’administration du club, trois mois après avoir demandé aux joueuses de baisser leur salaire de 30% pour éviter la banqueroute en cours de saison. Amalie Josendal, Trine Bronsta, Linn Andresen et Nina Bull-Engelstad sont les seules filles ayant disputé au moins une rencontre de Ligue des Champions la saison passée à être resté à Drammen, ville où se situe la formation norvégienne. Aujourd’hui, le club pointe à la dernière place de première division norvégienne avec six défaites en six matchs et forcément face à l’actuel troisième de LFH, l’opposition n’a pas fait long feu.

“Nous avons livré nos deux pires prestations de la saison contre Glassverket, note Arnaud Gandais, l’entraîneur parisien. La différence de niveau est telle que ces rencontres ne sont pas faciles à jouer. A l’aller, on gagne de 10 buts mais on a vraiment été mauvais. Ce soir (hier ndlr), on a beaucoup fait jouer les jeunes. Les quinze premières minutes, on prend neuf buts ce qui est bien trop mais elles ont bien terminé.”

Bertrand Delhomme

Dans un Palais des Sports quasi-comble, la part du gâteau a en effet été belle pour les jeunes pousses d’Issy-Paris, à l’image de Déborah Lassource (2 buts) Zeina Golba (2), Mabana-Ma Fofana (1), Margot Galtier (1) et Victoria Alric (4 arrêts/7) dans son but. Après un début de match poussif (6-6, 10′) – Déborah Dangueuger (19 arrêts) permettant à IPH de ne pas jouer à se faire peur  – le temps-mort du staff parisien fut bénéfique afin de planter un 3-0 bienvenu (12-8, 23′). En tête à la pause (13-11, MT), les Parisiennes sont ensuite retombées dans leur travers de début de match en perdant plusieurs ballons, l’occasion pour Linn Andresen (4) de s’illustrer (17-19, 48′). Mais les patronnes du jeu isséen n’étant jamais bien loin, Lois Abbingh (6) puis Sonja Frey (2) en fin de mi-temps se sont chargées de remettre le train parisien sur de bons rails pour filer vers un sixième succès de rang (23-22, FT).

Au tour prochain, les choses sérieuses commenceront vraiment pour Issy-Paris mais avant place à un déplacement à Metz, actuel leader invaincu de LFH. “Nous irons là-bas en étant très centrés sur notre jeu, dévoile Arnaud Gandais. La seule ambition que nous aurons sera celle de progresser, de bien jouer. Aujourd’hui, Metz comme Brest que nous jouerons par la suite, boxent dans une autre catégorie que la nôtre. “

Issy-Paris – Glassverket 23-22 (13-11).

Issy-Paris. Gardiennes : Dangueuger 19 arrêts/38, Alric 4/7, Solberg. Joueuses : Sercien-Ugolin 1 but/4, Pintea 4/5, H.Oftedal 1/6, Horacek 0/4, Lefevre 0/1, Abbingh 6/6, Fofana 1/3, Lassource 2/2, Frey 2/5, Mala 3/3, Galtier 1/2, Deba 0/1, Golba 2/3.
Glassverket. Gardiennes : Johannessen 17 arrêts/40, Holm. Joueuses : Fanton 2 buts/4, Bull-Engelstad 0/2, Figensachau 1/3, Klausen 2/6, Josendal 2/4, Andresen 4/10, Sjogren 0/1, Somme 4/7, Bronsta 4/7, L.Deila 2/3, T.Deila 1/3.

Aujourd’hui place aux deux autres clubs français engagés en Coupe EHF : Besançon face à Silkeborg – match à suivre en direct sur Handnews – et Dijon à Copenhague.

1 CommentairePoster un commentaire

  1. ANues - le 21 octobre 2017 à 12h24

    Avant de partir en soirée, on a été en famille voir ce qui aurait du être un match facile
    Y avait quasimént une salle comble, et speaker un peu trop exubérant

    En fait on a eu l'impression que les isséennes venaient de faire connaissance juste avant le match:
    -des pertes de balles innombrables (à vouloir jouer trop vite quand on est encore en rodage)
    -des circulations de balles bien trop lentes pour inquiéter même une défense de N1
    -quasi aucun tirs de loin (pourtant avec Abbingh, Horzcek, Oftedal, Sercien ont le bras qu'il faut)
    -Hanna Oftedal qui mitraille la transversale ou au dessus comme d'hab dans les 9m
    -aucun tirs à rebond
    -aucun tirs à la hanche
    -aucun schwenker
    Ca manque de cohésion et de tactiques efficaces

    Une chance que les norvégiennes ont aussi été très maladroites

    Côté issy ça ressemblait plus au 1er match amical de l'été qu'un match retour de coupe ehf contre une équipe de faible niveau:
    Après une petite recherche sur Gogol, ce Glassverket a connu 11 départs cet été, il est actuellement 12e sur 12 avec 6 défaites en 6 matchs, 219 buts encaissés en 6 matchs (36 par match!!!!) et environ 24 bits marqués par match. Donc on est plus face à l'équivalent de Bourg de péage en terme de niveau de jeu

    Durant le dernier quart d'heure Gandais a finalement laisser jouer les – de 20 ans les cadres étant tellement à l'ouest et le passage au 3e tour assuré mine de rien

    Dangueuger a bien fait le boulot, pourtant elle manque cruellement de souplesse et de vitesse de réaction!
    Malgré la victoire c'est probablement le plus mauvais match à domicile … cette saison et Gandais le confirme dans l'interview

    Metz va les étriller mercredi prochain

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