EHF Cup (M)

Retrouvailles pour une finale européenne


Après s’être affrontés deux fois en phase de poules, Saint-Raphaël et Berlin se retrouvent cet après-midi (17h45, SFR Sport 2) en demi-finale de la coupe EHF.

La statistique fait mal aux yeux autant qu’elle impressionne. Sur les vingt dernières éditions de la coupe EHF, dix-sept sont tombées dans l’escarcelle d’un club allemand. Ce n’est donc, finalement, qu’une demi surprise d’en retrouver trois parmi les quatre participants au Final Four qui se joue ce weekend à Göppingen. Outre le club hôte, tenant du titre, on retrouve Magdeburg, vainqueur pour la dernière fois il y a dix ans et Berlin, qui l’avait emporté à domicile il y a deux saisons. Et au milieu de tout ce beau monde, Saint-Raphaël fait figure d’épouvantail avec une vraie carte à jouer. “Ce n’est certainement pas un bon tirage pour nous, c’est une équipe qui nous a posé beaucoup de problèmes cette saison. Saint-Raphaël a cette capacité d’être à la fois très physique, avec des joueurs comme Simicu ou Dipanda, et tactiquement très intelligente” constate le coach berlinois Velimir Petkovic, qui se souvient que sur les deux confrontations cette saison, son équipe n’est pas à son avantage. Les Renards l’avaient certes emporté d’une courte tête à la maison à l’aller (33-31) mais, sans quelques-uns de ses éléments majeurs, ils avaient coulé dans le Var (20-27). La bonne nouvelle pour tout le monde, c’est que les deux équipes seront au grand complet demain à 17h45. Artsem Karalek et Dani Sarmiento ont sans souci pris part au dernier entrainement tandis que le Serbe Petar Nenadic, touché à la cheville, en a fait de même, un peu limité dans ses mouvements mais sans doute pas suffisamment pour déclarer forfait.

Da Silva : “Tout ce qui va arriver est du bonus”

Entre deux équipes très proches, la différence se fera, comme souvent, sur des petites choses. C’est en tout cas ce que les Berlinois se sont appliqués à répéter, tandis que les Varois, eux, ne faisaient pas de mystère quand à leur condition d’outsider. “Le public sera avec eux, ils auront 5.000 supporters quand nous, on en aura vingt ! On est clairement outsiders, mais c’est une position qui nous va bien” disait encore hier Adrien Dipanda. L’expérience des grands rendez-vous sera-t-elle une des clés de cette demi-finale ? Avec trois joueurs ayant déjà participé aux finalités de cette compétition européenne (Hmam, Simicu, Popescu), Saint-Raphaël fait figure de petit Poucet face à des Berlinois dont la quasi-totalité était du sacre il y a deux ans. La capacité des coéquipiers de Dani Sarmiento, habitué du Final Four de la Champions League, à gérer l’ambiance, pèsera sur le score final. “Il ne faut pas que l’événement nous empêche d’être nous mêmes. On fait tout pour que ce weekend soit un weekend normal, on ne montre pas de nervosité. J’ai vraiment envie qu’on vive bien cet événement. Tout ce qui va arriver est du bonus et le meilleur moyen d’être acteur de ce weekend est de mettre notre grain de folie” anticipe Joël Da Silva. “Avoir joué à Melsungen, à Berlin, cela va nous aider, on sait à quoi s’attendre comme genre d’ambiance.”

Göppingen – Magdeburg, l’autre demi-finale

Si on s’en tient aux simples statistiques, l’autre demi-finale entre Göppingen et Magdeburg semble déséquilibrée. Une défaite sur les vingt-deux derniers matchs pour les Magdeburgers qui pointent à la cinquième place de la Bundesliga, quand les tenants du titre de la coupe EHF n’ont plus connu le goût de la victoire depuis le 1er avril et…leur dernier match de poule dans la compétition. Et, pour couronner le tout, ses deux ailiers droits sont blessés, forçant le coach adjoint Christian Schöne, retraité depuis bientôt deux ans, à être sur la feuille de match. “On vit une saison compliquée et cette coupe d’Europe à domicile peut sauver notre bilan” explique le coach Magnus Andersson. “Nous sommes une équipe capable de belles choses sur un match, avec l’appui de notre public, tout va être possible. Nous avons fait de cette coupe EHF notre objectif prioritaire depuis bien longtemps”. Une campagne parfaite, avec huit victoires en huit matchs, incite à l’optimisme. Mais Michael Damgaard, l’atout numéro un de Magdeburg, connait la recette pour embêter Göppingen : “Il va falloir mettre énormément de rythme, ne pas les laisser prendre la confiance. Si on joue comme on le fait ces derniers temps, nous aurons les moyens de passer”.

Le programme des demi-finales

Frisch Auf! Göppingen – SC Magdeburg à 15h00 (en direct sur SFR Sport 2)
Füchse Berlin – Saint-Raphaël Var HB à 17h45 (en direct sur SFR Sport 2)

A Göppingen, Kevin Domas

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