EHF Cup (M)

Aix à la découverte de l’Europe

Pour la première fois de son histoire, Aix en Provence va disputer un match de coupe d’Europe. Ce sera dimanche soir, en Islande. Après l’Arena la saison passée, c’est une nouvelle étape importante dans l’histoire du club.

Le cadre est enchanteur, sur une petite île au large de l’Islande. Avec ses 4000 et quelques habitants, Vestmannaeyjar va être témoin d’un petit événement. Les baleines qui y croisent tranquillement n’en savent sans doute rien mais c’est là qu’Aix va disputer le premier match européen de son histoire, face à l’équipe locale. Après être entrés dans leur Arena de 6.000 places il y a tout juste un an, c’est donc à l’autre bout de l’Europe que les Provencaux vont poser une nouvelle pierre de leur courte mais déjà bien riche histoire. “Pour le club, c’est quelque chose de spécial, mais pour moi aussi. Quand les dirigeants m’ont fait venir, c’était pour hisser le club au niveau européen, en comptant sur mon expérience. C’est une vraie satisfaction personnelle d’avoir su répondre aux attentes” sourit Jérôme Fernandez. L’entraineur du PAUC en a vu d’autres, des matchs de coupe d’Europe. Cette coupe EHF, qui n’a de “petite coupe d’Europe” que le surnom, Jérôme Fernandez l’a même gagnée, en 2003 avec le grand FC Barcelone. Alors, ce n’est pas un déplacement au dessus du cercle polaire qui va l’émouvoir. Encore que… “C’est le genre de matchs où tu n’as pas besoin de motiver les mecs. Je sens un grand enthousiasme, surtout chez ceux qui n’ont jamais joué l’Europe. Le quotidien, c’est le championnat, la coupe d’Europe, c’est le petit resto ou le petit écart que tu te permets une fois de temps en temps” métaphore l’entraineur aixois.

Le championnat avant tout

Sauf que de son propre aveu, le quotidien n’est pas tout rose. “Les têtes n’étaient pas très bien” avant la réception de Toulouse mercredi, finalement remportée par ses hommes (26-24). Une petite bouffée d’oxygène dans un début de saison pas forcément du niveau où on pouvait attendre les Aixois. Avec seulement deux victoires au classement et une place dans le ventre mou, ce n’est pas exactement là où on espérait les voir. “La défaite à Tremblay nous a fait du mal, d’autant qu’on l’a enchainée avec un non-match contre Chambéry. A partir de là, dans la tête, ce n’est pas simple” continue Fernandez. D’ailleurs, dans cette série de cinq matchs en quinze jours, le focus principal est sur les matchs de championnat, et surtout sur celui à Dunkerque prévu mercredi prochain. Car il y a désormais du retard à rattraper et en cas de défaite dans le Nord, la mission serait déjà mal embarquée. En Islande, le but sera surtout de ne “rien hypothéquer pour le retour, et de gérer les organismes.” Car la mission est, certes de passer ce tour pour peut-être aller chercher, avec un tirage au prochain tour pas trop dur, la phase de groupes. Mais pas seulement. “J’ai dit aux joueurs que le seul moyen de jouer l’Europe tous les ans était de performer en championnat. Le seul moyen d’y revenir, c’est d’être dans les cinq premiers au mois de mai” conclut Fernandez. Tout à l’expérience.

L’adversaire : Vestmannaeyjar

Pas facile d’apprendre quoi que ce soit sur cette équipe qui a atteint les demi-finales de la Challenge Cup la saison passée et dont l’expérience européenne se réduit au strict minimum. “Ils sont dans une phase de reconstruction, leur équipe a pas mal changé cet été, ce qui explique leurs résultats en dents de scie” analyse Fernandez. Des quelques noms connus de l’effectif, on retiendra l’arrière gauche Sigurbergur Sveinsson passé par la Bundesliga (Erlangen, Hannovre), tout comme le demi-centre Fannar Þór Friðgeirsson (Wetzlar, Grosswallstadt) et surtout le pivot aux 129 sélections Kári Kristján Kristjánsson. Pour l’instant, l’IBV pointe à la septième place du classement de son championnat après trois journées.

Kevin Domas

HandNews & CasalHand

9 CommentairesPoster un commentaire

  1. No - le 7 octobre 2018 à 16h08

    Visiblement un déplacement un peu plus compliqué ( logistique )pour une première européenne !
    Esperons que cela doit qu’au niveau logistique !!!
    Forza le PAUC

    • rkj4 - le 7 octobre 2018 à 17h42

      Paris- Reykjavik, ça fait quoi ? 4 heures de vol… Et avant, il faut que l'équipe monte à Paris (mais ça sera souvent le cas quelle que soit la destination). C'est pas la mer à boire et sûrement plus simple que d'aller jouer en Bielorussie diront certains.

  2. No - le 7 octobre 2018 à 19h44

    Rkj4 tu as raison mais visiblement il faut rajouter ce matin un déplacement en bateau de 3h mer démontée…pour rejoindre le lieu de la rencontre !

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