EHF Cup (M)

Hampus Jildenbäck à l’assaut de Porto


La recrue hivernale de Saint-Raphaël, Hampus Jildenbäck, est une des révélations de la saison. Et aimerait bien connaitre ses premières Finales de l’EHF Cup.

Quand on lui suggère qu’il a débarqué dans le Var en décembre pour fuir la neige qui couvrait alors son pays, Hampus Jildenbäck éclate de rire. Dit que les frimas ne lui manquent pas et que, finalement, un mois de janvier à 15 degrés, ce n’est pas si mal. Après cinq saisons passées sous les couleurs de Lugi, le gaucher a donc choisi de faire le grand saut et de quitter Lugi, son club de toujours. Cinq saisons qu’il en portait les couleurs, après y avoir déjà joué deux années, de 2006 à 2008. Saint-Raphaël était en contact avec lui pour le faire venir cet été, il a avancé son arrivée de six mois, avec la blessure de Miroslav Jurka. “Cela faisait deux ou trois ans que je me sentais prêt à faire le grand saut. Mais cela ne se fait pas comme ça, j’ai une copine, une vie à côté” explique celui qui possède également un diplome d’analyste financier. “J’ai toujours dit que je voulais aller jouer en France. J’ai eu des contacts avec des clubs de Bundesliga (Göppingen notamment, ndlr) mais le championnat français m’attire vraiment. Mais je ne voulais pas partir n’importe où. Le club et la ville, devaient me plaire. Et Saint-Raphaël, c’est la combinaison idéale.”

Si, dans la vie de tous les jours, il a déjà fait quelques progrès dans son apprentissage du Français, sur le terrain, il n’a pas eu besoin de temps d’adaptation. Déjà dix-neuf buts en six matchs de coupe EHF (dont 8 sur le seul match aller face à Logroño), vingt en sept matchs en championnat, le Suédois répond parfaitement aux attentes. Sa polyvalence joue pour lui, alors qu’on l’a vu multiplier les piges sur la base arrière et même suppléer le pourtant inamovible Raphaël Caucheteux dans l’exercice des jets de sept mètres. “Jouer sur la base arrière, pour s’intégrer, il y a pas mieux. Tu participes au jeu, tu joues avec le pivot, j’adore ça, même si je manque un peu de gabarit. D’un point de vue personnel, je suis très heureux de la façon dont se passent les choses” continue-t-il.

Collectivement, les résultats du club varois suivent une courbe pour le moins sinusoïdale. Décevants en championnat, ils restent dans la moyenne haute en coupe EHF, avec une quatrième qualification de suite pour la coupe EHF. Le club aura le plus grand mal à aller chercher une place européenne en championnat, d’autant plus qu’il existe une chance réelle qu’être sixième au classement n’ouvre en rien les portes d’une compétition continentale. Alors, pour sauver sa saison, ce sera la coupe EHF ou rien pour Saint-Raphaël. “On ne choisit pas nos matchs, mais il y a peut-être un peu plus de motivation, de manière complètement inconsciente. Ce qui est sûr, c’est que notre vrai niveau est celui que nous montrons en coupe d’Europe” appuie Jildenbäck, qui n’a connu qu’une seule fois les quarts de finale européens, en 2014 avec Lugi. “Aller au Final Four, ce serait un des sommets de ma carrière. Mais avant il va falloir battre Porto, et cela va être extrêmement compliqué” termine le gaucher, qui a pourtant déjà connu les joies d’une sélection avec la sélection nationale suédoise.

L’adversaire

Pas sûr que Joël Da Silva et ses joueurs aient sauté de joie en apprenant que le tirage au sort leur avait désigné le FC Porto en quart de finale. Les Portugais ont été, pour faire simple, l’équipe la plus performante de la phase de groupes de la coupe EHF. Six victoires en six matchs, meilleure attaque, le tout après avoir éliminé Magdeburg au troisième tour, on est loin d’une équipe de seconde zone. D’ailleurs, six joueurs de l’équipe du Portugal qui a causé tant de soucis à l’équipe de France la semaine passée en portent les couleurs, à l’image de l’ancien de Chartres Fabio Magalhaes (photo) ou du futur Montpelliérain Alexis Borges. Pourtant, l’entraineur raphaëlois ne voulait pas dramatiser au moment du tirage au sort. “C’est une équipe qui, tactiquement, peut nous correspondre. Et nous avons l’expérience désormais, c’est notre quatrième quart de finale. Le groupe a vécu et a l’habitude de ces matchs retour à l’extérieur” notait le technicien après le tirage au sort. Qui sait que son équipe devra prendre un avantage conséquent pour envisager le déplacement au Portugal dans une relative sérénité.

Saint-Raphaël – FC Porto à 20h00

Kevin Domas

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