LFH – Nantes

Des nouvelles de Priscilla Marchal

Crédit Photo : Laury Rousseau

Cela fait deux mois que l’on ne la voit plus sous les couleurs du NLA. Priscilla Marchal travaille seule dans l’ombre pour maintenir sa forme physique et pourquoi pas retrouver les parquets la saison prochaine. Retour sur les raisons de son absence des terrains.

On pouvait penser à une blessure mais pas du tout, elle est bien en forme et disponible pour la saison qui arrive. A la base de cette absence, une mésentente sur le projet entre la joueuse et le staff : « Si j’ai arrêté aussi brutalement du jour au lendemain, comme il est facile de le penser, ce n’est pas par faiblesse mais justement par respect pour la personne que je suis. Cela faisait 18 mois que je me battais tous les jours afin de montrer ce dont j’étais capable. Je me levais chaque matin et je me disais que les choses allaient changer et que rien n’était écrit d’avance” explique-t-elle. “Mais quand tu as beau t’entraîner dur, te donner à 1000% mais que tu ne rentres pas dans le plan de jeu ni dans la tête d’un entraîneur, cela devient plus que compliqué même avec des statistiques qui te donnent raison. Maintenant, si j’ai fait le choix d’arrêter ma passion c’est que justement celle-ci était devenue une source de tristesse face au mur sur lequel je butais depuis 18 mois ».

Sentant qu’il était difficile pour elle de s’imposer dans le groupe professionnel dont elle faisait partie depuis 2015, elle avait parlé avec le club de partir en fin de saison passée : « Le club ne m’a pas aidée dans cette histoire, lorsque je voulais partir en fin de saison dernière, l’entraîneur m’a dit de rester car il comptait travailler avec moi. Parfois, il ne vaut mieux pas écouter mais se fier à ce que l’on ressent. Si c’est allé aussi vite dans ma tête fin décembre ce n’est pas parce que je me prends pour une autre, loin de là. En pesant le pour et le contre depuis le début de mon contrat ici, je ne me sentais pas à ma place comme pas intégrée dans le plan de jeu. L’entraîneur ne connaissait pas mon prénom lors du 1er mois où je suis arrivée, il m’appelait l’autre et en suite Patricia. Cette saison, je n’étais plus prise dans le groupe pro et je restais près d’une heure sur le côté à faire des exos perso car il n’y avait pas de changements. Je suis bien trop revancharde pour me laisser abattre. Travailler plus dur ne me dérangeait absolument pas mais j’avais beau travailler et rien ne changeait ». Des coups durs, elle en a connu et ce n’est  pas ce qui l’arrête. Lorsqu’elle était à Nîmes, après avoir été victime d’une rupture des ligaments croisés, deux fois de suite, elle avait fait le nécessaire pour revenir au plus haut niveau : « Je travaille tous les jours en muscu, je cours tous les jours, ma condition physique est au plus haut. Certes je ne touche plus au ballon depuis 2 mois et encore pour les quatre mois à venir mais mon envie de prendre ma revanche est encore plus grande. Je n’ai pas joué durant 2 ans, j’ai eu le mental pour revenir et être sélectionnée en équipe de France ».

 De belles rencontres tout de même

Crédit Photo : Laury Rousseau

Si l’expérience nantaise de Priscilla Marchal a été difficile, tout n’est pas à jeter dans les relations humaines nouées avec ses coéquipières qui l’ont aidé dans les moments difficiles : « Beaucoup m’ont supportée surtout lorsque ça n’allait plus et que je ne faisais qu’une chose : pleurer avant d’aller à l’entraînement et en repartant. Heureusement que Léa, Béa (Escribano) ou encore Wendy (Lawson) étaient là pour me donner le sourire et me supporter dans cette épreuve. L’équipe de Nantes est une belle équipe remplie de bons cœurs, des filles soudées, combatives et leur force cette saison vient de cet esprit d’équipe qui s’est installé sur le parquet mais surtout en dehors ». 

C’est donc plus déterminée que jamais que l’ancienne  pivot du HBC Nîmes travaille pour retrouver le plaisir de jouer : « J’aimerais réussir à trouver un club qui me permette de m’exprimer. Je ne suis pas une joueuse à problème. J’aime le handball. La cohésion d’équipe qu’il peut dégager ainsi que sa demande de précision, de combativité, de travail, d’énergie et d’enthousiasme que tu peux mettre à la tâche. Je travaille tous les jours en muscu, je cours tous les jours, ma condition physique est au plus haut ».

Propos recueillis par Maxime Cohen

 

Pub Espace Pronos LFH

5 CommentairesPoster un commentaire

  1. Aquitaine 64 - le 13 mars 2017 à 10h21

    Je trouve cet article particulier Car sa ne dit en rien pourquoi elle fait pas partie des plans de l’entraîneur .Au fond c’est quoi le probleme entre l’entraîneur Naintais et cette joieuse ,Si quelqu’un peut m’éclairer ,sa m’intéresse .

    • ANues - le 13 mars 2017 à 14h33

      On se pose exactement la même question pour Accambray par ex. 😉

  2. nachadel - le 13 mars 2017 à 19h03

    Quand un entraîneur a une fille dans le nez c est ce qui se passe et c est irréversible malheureusement et puis il y a l ego de l entraineur! !

Afficher tous les commentaires

Laisser un commentaire

Champs requis *

Handnews sur Facebook
En direct Voir toutes les brèves