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La France passe un cap

Avec trois clubs qualifiés en huitièmes de finale de la Ligue des Champions, le handball français réussit un tir groupé qui en dit beaucoup sur la progression des clubs sur la scène européenne. La nouvelle formule de la Ligue des Champions, entrée en vigueur la saison passée, tend à conserver un large socle commun de participants aux huitièmes de finale année après année.

Le handball français a vécu un week-end historique. Habitué aux succès de son équipe nationale, il a souvent été en retrait à l’heure des joutes européennes en club. Montpellier, qui va disputer son quinzième huitième de finale sur les dix-sept dernières saisons, a longtemps été bien seul à ce stade de la compétition pour représenter les intérêts hexagonaux. Avec Nantes et le PSG qui l’accompagnent cette saison, la France compte donc trois représentants parmi les 14 meilleures formations du handball continental. La Starligue fait ainsi aussi bien que la Bundesliga qui place Flensburg, Kiel et Rhein Neckar Löwen en huitièmes de finale. La France et l’Allemagne seront les plus représentés, devant la Hongrie (Veszprem, Pick Szeged) puis l’Espagne (Barcelone), la Biélorussie (Meskhov Brest), la Macédoine (Vardar Skopje), la Pologne (Kielce), le Danemark (Silkeborg) et la Croatie (Zagreb).

La France en progression

Dans la hiérarchie européenne, la Starligue affiche une progression par rapport à la précédente édition qui marquait le lancement de la nouvelle formule de la Ligue des Champions. Il y a un an, Montpellier et le PSG étaient présents au festin des huitièmes, mais avec deux représentants « seulement ». La France était distancée par l’Allemagne (Flensburg, Kiel, Rhein Neckar Löwen) et faisait aussi bien que la Hongrie (Veszprem, Pick Szeged) et la Pologne (Kielce, Plock). Depuis le zéro pointé des clubs français en 2012-2013 (aucun représentant en huitièmes), le handball hexagonal a toujours eu au moins une de ses équipes qualifiées à ce stade de la compétition : le PSG en 2013-2014, Montpellier, le PSG et Dunkerque un an plus tard, puis les héraultais et les parisiens à nouveau l’année passée.

Nantes, une performance remarquable

La présence de Nantes en huitièmes de finale mérite une attention toute particulière. Les joueurs de Thierry Anti ont en effet réalisé un parcours quasi sans faute pour leur première participation à la plus grande compétition européenne (10 victoires en 12 matches). Depuis la mise en place de la nouvelle formule l’année passée, la stabilité prévaut parmi le Top 14 européen. Seuls Nantes et les danois de Silkeborg font leur entrée dans ce cercle très fermé, remplaçant les polonais de Plock et les ukrainiens du Motor Zaporozhye. En étendant la comparaison aux cinq dernières saisons, cinq formations seulement ont été présentes à chaque édition en huitièmes de finale : Flensburg, Kiel, Barcelone, Veszprem et Kielce. Pas étonnant que ces équipes soient régulièrement dans le dernier carré de la compétition. Le Vardar Skopje et le Pick Szeged ont quant à eux raté une seule fois la marche des huitièmes de finale en cinq ans. L’expérience s’avère fondamentale dans ce type de compétition.

Le retour du Danemark, l’absence de la Slovénie

Absent des huitièmes de finale la saison passée, le Danemark retrouve cette année son rond de serviette au grand festin du handball européen. Silkeborg prend en effet la suite d’Aalborg et Copenhague (2013-2014 et 2014-2015) et se rappelle au bon souvenir des fans européens. Le club avait en effet déjà atteint ce stade de la compétition en 2012-2013 lorsqu’il s’appelait alors Bjerringbro-Silkeborg. La dynamique est en revanche bien moins positive pour la Slovénie qui, après avoir placé Celje et Gorenje-Velenje en huitièmes en 2013 et 2014, est complètement absente depuis. La Russie vit également une disette à ce stade de la compétition depuis la présence de Tchekhov en 2013. A l’opposé, l’Allemagne est la plus régulière avec quatre clubs qualifiés en huitièmes de finale en 2013 et 2014 puis trois représentants depuis 2015 (Flensburg, Kiel, Rhein Neckar Löwen). Avec au moins un club assuré en quarts de finale cette année, la France a quant à elle l’ambition d’être à nouveau présente au Final 4 à Cologne début juin. Pour confirmer qu’elle joue vraiment dans la cour des grands d’Europe.

Olivier Poignard

3 CommentairesPoster un commentaire

  1. Mamar44 - le 13 mars 2017 à 15h27

    C'est tellement paradoxal comme constat. Dans un sens, on n'a jamais eu une Ligue des Champions aussi diversifiée, autrefois réservée aux Allemands et aux Espagnols. Dans un autre sens, cette nouvelle formule tend à privilégier des équipes en cercle fermé, ce qui fait que les autres nations ou les autres clubs ne jouent pas à armes égales avec ces habitués de la LDC pour qui le parcours est rendu facile par l'EHF…

  2. Laurent Beys - le 13 mars 2017 à 19h09

    Ce constat existe dans d’autres sports. En Champions League de Foot, on retrouve toujours les gros clubs avec un ou deux invités surprises

  3. Nicolas - le 13 mars 2017 à 19h44

    Cela permet à mon avis de grosses opérations de marketing,Vendre des grosses équipes connues qui nous rappellent des matchs passionnants,des legendes, assurer un plateau de qualite tout en renouvelant petit à petit les forces en présence. Ça permet de vendre les droits très chers….

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