Starligue – J12

Toulouse à la recherche du second souffle

La douzième journée de Starligue sera marquée, bien sûr par le choc entre Nantes et Paris jeudi. Mais dans le milieu de tableau aussi, il y a des points à prendre parmi les prétendants aux places d’honneur.

Il y a trois semaines, Toulouse abordait la réception de Nîmes avec une position dans le quatuor de tête du championnat. Deux défaites et un match nul plus tard, la situation comptable est un poil moins rose pour le club de la ville du même nom. Même si une sixième place passé le tiers du championnat, pour une équipe qui “n’a jamais annoncé d’ambitions collectives”, pour reprendre les termes du demi-centre Romain Ternel, ce n’est pas si mal. “On était sûrement en surrégime en début de championnat et il faut rester réaliste, à part Paris, on n’avait pas joué de gros. Même sur des matchs comme celui à Dunkerque, nous faisons un super match mais en jouant face à une équipe qui n’est pas à son niveau. Pendant huit journées, les planètes étaient parfaitement alignées au dessus de nous” continue le patron du système offensif toulousain. Et depuis deux-trois matchs, il semble que la Terre a un peu tourné et que le Fenix est un peu boiteux. Une défaite de peu face à Nîmes et une déroute à Montpellier peuvent encore se comprendre. Un match nul face à un Cesson relégable et dans le dur, on ne l’avait pas vu venir. “On doit l’emporter, c’est une grosse contre performance. Il s’agissait d’une des rares occasions pour prendre des points au vu du calendrier qui arrive. Maintenant, quand on voit qu’on va enchainer Saint-Raphaël, Montpellier en coupe et Nantes, ça va pas être la même histoire” ironise Ternel.

Un manque d’expérience collective

Et quand vient le temps de chercher des explications à cette période de moins bien après deux premiers mois de compétition quasi-parfaits, l’ancien Tremblaysien ne se cache pas. Bien sûr, les blessures finissent par jouer un rôle non négligeable, puisque Rafal Przybylski n’a commencé sa saison qu’à la sixième journée tandis que le retour de Ferran Sole ne date que de début novembre. Et à force de jouer tout à fond tout le temps sans trop de rotations, la mécanique commence à s’émousser. “Il nous manque aussi de l’expérience collective, avoir la capacité de prendre les ballons en main et de jouer à deux à l’heure comme des vieux. Pour l’instant, on fait tout à fond ou tout lentement, il faut qu’on arrive à s’adapter à la physionomie du match. Ca nous évitera aussi de finir nos matchs avec du plomb dans l’aile” assène celui qui joue pour l’instant une heure sur le poste de demi-centre, dans l’attente du retour de blessure de Maxime Gilbert. Et si Toulouse a tendance à souffrir d’un déficit physique, Saint-Raphaël n’est pas exactement l’adversaire idéal pour se relancer. Quoi que…“Si on va les affronter bille en tête, vu comment leur défense est costaud, on risque de galérer. Maintenant, si on est malins et surtout si on prend moins de buts que sur nos trois dernières sorties, là on va peut-être les ennuyer” conclut-il.

Montpellier et Nîmes en danger, pas autant que Paris

Pour Nîmes aussi c’est l’heure de repartir dans le bon sens, après la claque reçue mercredi dernier à Nantes (25-33). Mais si Chambéry aurait, il y a un mois ou deux, fait figure de parfait adversaire pour se relancer, désormais ce n’est pas la même histoire. Les Chambériens enfilent les victoires comme des perles, cinq à la suite désormais, et la réception du dauphin pourrait leur permettre de tenir, enfin, le match référence qu’ils cherchent. Pour Montpellier, le leader, la partie ne s’annonce pas plus facile du côté d’Ivry. Patrice Canayer n’est pas homme à avoir la mémoire courte et il se souviendra sûrement que, la saison passée, le MHB s’était incliné à Delaune. Et même que Nantes, il y a quelques semaines, n’a pas fait mieux. D’ailleurs, les rouges et noirs n’ont pas pris le moindre point depuis. Evidemment, dans ce trio de tête, on ne peut pas s’empêcher de penser que Paris sera le plus en danger à Nantes. Le H vient de faire perdre son handball au FC Barcelone et aimerait bien remettre ça, dans la même salle. Il y était arrivé l’an dernier. “Le plus dur va être de remettre ça” disaient-ils samedi soir. Le PSG est prévenu, il va passer une soirée chaude, chaude, chaude.

Tremblay – Massy, chaud pour le maintien

Comme Toulouse la semaine passée, Aix possède l’occasion de prendre des points face à Cesson. Sauf que les Bretons répondent toujours présent au moment où on les attend le moins et qu’ils ont déjà été chercher deux points à l’extérieur cette saison. En coupe de la ligue, les hommes de Yérime Sylla va bien ennuyé ceux de Jérôme Fernandez avant de finir par s’incliner fin octobre. A Saran, ce n’est pas encore la crise, mais on est loin des beaux jours. La défaite face à Massy la semaine passée a fait beaucoup de mal, dans les têtes et au classement, et en cas de défaite, les Loiretains seront assurés d’être relégables jeudi matin. Et comme Dunkerque est passé maitre de la victoire face aux relégables…Enfin, après Saran la semaine passée, Massy aborde un nouveau duel face à un concurrent pour le maintien, Tremblay. Un match spécial pour le coach tremblaysien Benjamin Braux, passé de l’Essonne à la Seine Saint-Denis l’été dernier. Mais celui-ci ne fera aucun sentiment, d’autant plus qu’une victoire permettrait à ses hommes de sortir de la zone rouge.

Le programme de la douzième journée :

Mercredi 06.12
Aix – Cesson-Rennes à 20h00
Ivry – Montpellier à 20h00
Saran – Dunkerque à 20h00
Tremblay – Massy à 20h30
Saint- Raphaël – Toulouse à 20h45 (en direct sur beIN Sports Max 5)

Jeudi 07.12
Chambéry – Nîmes à 20h00
Nantes – Paris à 20h45 (en direct sur beIN Sports Max 4)

Kevin Domas

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