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Julien Meyer : “Ce sera quitte ou double”

Depuis le départ de N’Guessan, Chambéry n’avait plus de joueur en sélection A. Julien Meyer arrivé cet été a le plaisir de remplir ce vide. Une sélection un peu gâché par la défaite contre Créteil, mais la demi-finale de coupe de France à Nantes pourrait remettre du bonheur dans cette semaine.

Rentré à la mi-temps face à Créteil, on ne peut pas dire que le jeune portier s’est économisé. Huit arrêts, longtemps au-dessus des 50% et avec quelques sorties en face à face qui auront laissé les cristoliens derrière… Mais pas assez longtemps : “L’entame de match nous a mis dans le jus. On arrive à mener la barque, mais on peut s’en vouloir de ne pas avoir ramé assez fort.” Dans la perspective de la demi-finale à Nantes, une défaite des plus malvenue, mais pas rédhibitoire : “C’est un match qu’on peut vite oublier avec la coupe ce week-end.” Julien Meyer a d’ailleurs sa petite idée sur les scénarii potentiels pour ce match choc à la trocardière : “C’est quitte ou double. Soit on arrive dans une dynamique vraiment négative et ça frôlera la catastrophe, soit on est transcendé et on créera l’exploit. J’opte plutôt pour la seconde option, connaissant les gars et l’esprit de chacun, revanchard d’un match à l’autre” .

La grotte maudite de Nantes

Derrière cette équipe savoyarde, plus de 50 supporters vont faire le voyage depuis la Savoie, et 75 sont attendu à l’arrivée pour vaincre la malédiction d’une salle qui n’a jamais souri à Chambéry, contre Nantes et même en coupe EHF (photo) : “On aura pas mal de supporters qui feront le déplacement… Mais ça reste Nantes, l’ogre nantais dans sa grotte. Ça va être compliqué, malgré qu’ils soient en train de “s’essoufler”. C’est un grand mot car ils ont de quoi faire, ça restera un match très engagé.” En cas d’appel à lui le portier répondra présent pour le combat, porté par sa première sélection en France A : “Je me suis pas senti galvanisé non plus, mais ça met un coup de boost on va pas dire le contraire ! En soi, c’est plaisant de se faire sélectionner, que le travail soit reconnu, ça motive pour continuer sur cette voie là et encore progresser” .

À pas de géant

Surclassé en junior, le voilà désormais poussé en A. Une sélection qui n’est rendue possible que par ses performances avec Chambéry. Après une première rocambolesque contre Volendam au premier tour EHF, le gardien formé à Sélestat s’est épanouit à vue d’œil. D’abord décisif à Cesson, avant de jouer sa première heure contre son ancienne équipe de Sélestat et jusqu’à crever l’écran médiatique face au PSG (21/51 à 41%). Des responsabilités qu’il prend avec plaisir : “C’est une liberté qu’on me donne plus qu’une pression, c’est pour ça que je suis venu. Je savais que le projet chambérien était sur la même longueur d’onde que le miens. Je me fais plaisir et j’ai de plus en plus de facilités à me relâcher” À 35% d’arrêts de moyenne en Starligue, c’est une première saison qui se déroule bien mais n’est pas une fin en soi : “Chambéry fait parti des grands clubs qui arrivent à mettre les joueurs à l’aise, pour qu’ils puissent s’exprimer comme ils le souhaitent. Le cadre et toutes les personnes qui tournent autour du club font qu’on est dans cet état d’esprit. Ça ne met pas beaucoup de pression, par contre ça met de l’exigence envers soit même. En compétiteur on aime ça et on fait avec.” Pour offrir le meilleur en retour… Pourquoi pas dès dimanche ?

Maxime Thomas

 

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