Starligue – J22

Quatre équipes pour le maintien


A l’issue de la 22ème journée de Starligue, et avant trois semaines de pause pour le championnat, la lutte pour le maintien commence à s’éclaircir. Quatre équipes (Ivry, Cesson, Saran et Créteil) vont tout faire pour éviter l’avant dernière place synonyme de relégation. Le point sur les forces et les dynamiques en présence.

Si le Top 4 du championnat est désormais connu, avec le PSG et Nantes qui se disputent le titre tandis que Montpellier et St Raphaël peuvent encore rêver de la deuxième place mais devraient surtout jouer une place sur le podium, la lutte reste intense à l’extrémité du classement. Le sort de Sélestat est scellé avec la Proligue comme destination pour le prochain exercice. Qui accompagnera le SAHB en deuxième division ? La lutte fait encore rage à 4 heures de la fin de la saison.

Dunkerque est sauvé

A égalité de points avec Ivry, Dunkerque peut pousser un grand ouf de soulagement. Grâce à ses deux victoires contre Créteil (34-30 à l’aller et 31-34 au retour), l’équipe de Patrick Cazal est mathématiquement assurée de disputer sa 27ème saison de suite au plus haut niveau national.

Avant dernière attaque de Starligue, l’USDK a su redresser la barre ces dernières semaines avec quatre victoires et un match nul lors des sept dernières journées de championnat. Avec Toulouse, Saran, Ivry et Aix à affronter, les nordistes espèrent bien poursuivre sur leur lancée pour préparer au mieux la prochaine saison.

Ivry y est presque

Grâce à sa belle victoire jeudi soir sur le parquet d’Aix-en-Provence (28-30), Ivry a fait un grand pas vers le maintien en Starligue. Forts de ce septième succès de la saison, les joueurs de Rastko Stefenovic peuvent encore mathématiquement être rejoints par Créteil, le premier relégable, s’ils perdent leurs quatre derniers matches et que, dans le même temps, leur voisin cristolien réalise un sans faute. Le goal average particulier est en effet favorable à l’USC qui, après le nul de l’aller (29-29), s’était imposé d’une longueur au retour (27-28).

Les ivryens recevront Nîmes et Toulouse et se déplaceront à Dunkerque et St Raphaël lors des quatre dernières journées. Un programme qui devrait leur permettre d’accrocher leur maintien en Starligue avant de, pourquoi pas, regarder plus haut. L’USI n’est qu’à quatre points du cinquième, Nîmes, son prochain adversaire à Delaune.

Cesson, un avantage à conserver

Avec 15 points au total, soit un de plus que Saran et cinq de plus que Créteil, Cesson part avec un avantage important dans le sprint final. Les joueurs de Yérime Sylla ont fait le boulot ces dernières semaines dans des rencontres décisives pour le maintien, en s’imposant contre Dunkerque (23-22) et Saran (26-25). L’entraîneur rennais sait aussi ménager ses troupes. A l’issue de la défaite de son équipe contre le PSG mercredi (41-28), il nous confiait de pas être déçu du résultat mais vouloir se servir de ce match pour la suite. « On était là pour progresser et continuer à travailler » expliquait-il.

Cesson a son destin en main et peut même avoir un pied et demi en Starligue s’il s’impose à domicile lors de la prochaine journée contre Sélestat. Les Irréductibles ont engrangé 12 de leurs 15 points à domicile cette saison. S’ils battent Sélestat et que, dans le même temps, Créteil s’incline à Saran, ils auront validé leur maintien. Sinon, ils devront encore se battre jusqu’au bout avec des matches contre St-Raphaël et Montpellier avant un dernier déplacement à Créteil qui pourrait alors s’avérer décisif.

Saran retient son souffle

Qu’il semble loin le temps où Saran occupait la septième place de Starligue. Mi-février, au retour de la trêve internationale, le promu semblait évoluer sur son petit nuage en se montrant irrésistible loin de ses bases. Deux mois plus tard, l’heure n’est plus à l’euphorie mais plutôt à jeter toutes ses forces pour ne pas gâcher le bon travail réalisé jusqu’à présent. Saran n’a plus gagné en championnat depuis le 15 février et reste sur sept défaites de rang. Plus inquiétant, les joueurs de Fabien Courtial ont perdu des duels directs pour le maintien contre Sélestat (30-27), Cesson (26-25) ou encore Ivry (35-31).

Pas aidé par les blessures (Drouhin et Vozab notamment), Saran a vu sa défense prendre l’eau avec près de 33,5 buts par match encaissés en moyenne depuis mi-février. Moins bonne défense du championnat sur l’ensemble de la saison, le club loirétain est désormais au pied du mur avec quatre points d’avance sur Créteil et un goal average particulier favorable sur l’USC au match aller (35-36). La prochaine rencontre contre les franciliens sera un match à quatre points et chargé d’enjeux pour les deux équipes. « Si on n’a pas une réaction, on va se faire plier sur la fin, c’est sûr, redoutait Fabien Courtial sur notre site il y a une semaine. La chance qu’on a, c’est que ça ne se joue pas sur un match mais sur plusieurs, il faudra que les autres fassent mieux. Mais on ne peut pas finir la saison en regardant toujours ce que font les autres, il faudra que nous, on essaye de faire mieux, ne serait-ce que par orgueil. » Outre Créteil, le PSG, Dunkerque et Chambéry sont au programme du promu.

Créteil joue son va-tout

En position de relégable, avec quatre points de retard sur Saran et cinq sur Cesson, Créteil est évidemment dans la position la plus inconfortable dans la lutte pour le maintien. Les cristoliens n’ont plus leur destin en main même si les duels contre Saran et Cesson sont des oppositions directes pour rester en Starligue. Le déplacement à Sélestat et, dans une moindre mesure, la réception de Toulouse sont également des opportunités de se sauver in extremis. Six des dix points cristoliens ont été glanés dans leur palais des sports Oubron mais la victoire à Chambéry (29-30) il y a une semaine confirme que l’USC sait aussi voyager.

Avec 31,8 buts encaissés en moyenne par match depuis septembre, Créteil devra absolument renforcer son socle défensif pour espérer s’en sortir. L’attaque, quant à elle, se porte mieux avec un homme en forme depuis plusieurs semaines : Hugo Descat. L’ailier gauche a inscrit 9,3 buts par rencontre en moyenne lors des six dernières journées de Starligue. Sa belle forme actuelle peut faire la différence dans le sprint final. Le maintien des cristoliens est à ce prix pour éviter de retrouver la deuxième division pour la troisième fois en sept ans.

Le classement de Starligue à 4 journées de la fin.

Olivier Poignard

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1 CommentairePoster un commentaire

  1. dylan - le 21 avril 2017 à 13h28

    On pourrait aussi faire un article : « Quatre équipes pour la 5e place »

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